APPLS 2011 : LETTRE DE RENTREE

HIVER 2012, mis à jour le 5 février



L'APPLS présente ses meilleurs vœux à tous ses correspondants, adhérents et visiteurs du site.

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4 février : Le Monde publie sous la plume de Marie Desplechin un article intitulé "L'ENFER DES PREPAS", ahurissant de violence et de légèreté journalistique. L'APPLS s'inscrit avec toute l'énergie possible en faux contre tout ce qui est écrit dans cet article, qu'aucune enquête sérieuse n'a étayée. Voici la réponse que d'ores et déjà elle souhaite apporter ici aux allégations publiées par Le Monde. A noter que cette réponse est désormais signée conjointement par l'APPLS, l'UPS, l'APHEC, l'UPLS, l'UPSTI, l'UPA, soit la totalité des associations représentatives des quatre filières (scientifiques, agros, littéraires et commerciaux), ainsi, pour les littéraires, que par l'UPML, l'APKHKSES, l'APHBL, l'APHU, l'APHLY,l'APPEL-CLE, l'APFLA, l'APGéo, sans oublier l'APLCPGE, association des proviseurs de lycée à classes préparatoires. Autrement dit, plus de 4000 signataires.



Souhaitant exercer leur droit de réponse à cet article publié par le journal Le Monde en date du samedi 4 février 2012 sur l’ « enfer » des classes préparatoires, les associations de professeurs de classes préparatoires ne peuvent guère qu’exprimer leur consternation.

Passons vite si l’on veut (mais le faut-il, au juste ?) sur la comparaison avec les méthodes de formation des Marines américains telles que les évoque Stanley Kubrick dans Full Metal Jacket, meurtre du formateur et suicide d’une balle dans la bouche de la victime compris, ou sur l’idée fort savante de professeurs qui en 2012 feraient encore payer à l’élite méritocratique qui passe entre ses mains le « crime » d’avoir supplanté l’aristocratie au sang bleu de l’Ancien Régime vaincu.
Passons plus vite encore sur la méthode qui consiste à compiler des témoignages individuels et encore plus invérifiés qu’invérifiables : « la moitié de la classe était sous anti-dépresseurs » lit-on à propos d’une classe de khâgne du Nord de Paris (celle où l’auteur de ces lignes enseigne ? Marie Desplechin est la bienvenue dès demain pour venir vérifier la complète fausseté d’une telle allégation, qui a pourtant les honneurs de l’intertitre dans son article).
Là n’est pas pourtant ce qui doit retenir l’attention dans cet article polémique (d’aucuns diraient : « cette machine de guerre ») plus soucieux de dénoncer et d’opiner que d’informer. Ce qui frappe ici, c’est l’entretien du mythe, avec ce qu’il implique d’amplification des motifs et de temps immobile : les professeurs de classes préparatoires sont des ogres, des Barbe Bleue ; sous leur férule brutale, on maigrit, on rougit (des yeux), on pâlit (du cerveau), on court se protéger à l’infirmerie, quand on ose encore se soustraire à la noirceur de l’œil professoral (ce n’est plus Full Metal Jacket, c’est Shining…) ; et depuis 200 ans que les grandes écoles existent, rien n’a changé dans les idéologies et les pratiques, nostalgie de la noblesse d’épée et notes négatives comprises…


Répondons donc, et établissons des faits ; bref, informons. Les classes préparatoires sont un service public d’enseignement dont les programmes, les horaires, et les pratiques sont encadrées par deux Ministères, celui de l'Education Nationale et celui de l'Enseignement Supérieur. Leur spécificité est ainsi de délivrer une formation relevant du supérieur dans un cadre, et avec des méthodes, qui relèvent du secondaire. Elles sont donc idéalement placées pour assurer la transition entre les exercices du lycée et les exigences de la recherche telle que les étudiants les rencontreront, en aval, dans leur poursuite d'études. La formation qu'elles délivrent s’insère ainsi parfaitement dans le paysage de l'enseignement supérieur puisque le cycle de formation qu'elles proposent donne lieu à l'attribution de crédits ECTS permettant, à la fin de chaque semestre, de réintégrer, en France, en Europe, ou ailleurs, une formation universitaire. Notons que ce dispositif, qui suppose une Attestation Descriptive fort précise des enseignements reçus, et enlève donc toute opacité franco-française à la formation délivrée en classes préparatoires, est en place depuis 2007.

Ce système d'équivalences et d'insertion dans l'espace international des formations supérieures a évidemment induit une modification des pratiques, notamment de notation, dans les classes préparatoires : la manifestation de la qualité des étudiants imposait que la notation en porte trace. Désormais, la grande majorité des classes préparatoires de France présente une moyenne générale de 10, et valorise ses meilleurs étudiants avec des moyennes supérieures à 15 ; dans les dernières années, un concours aussi prestigieux et réputé intraitable que celui de la rue d'Ulm a vu ses moyennes passer de 6,5 à près de 10, son dernier admissible afficher une moyenne supérieure à 14,8, son premier admis une moyenne supérieure à 18,5 ; 20 % des notes de ce concours littéraire sont désormais supérieures à 14, y compris en littérature ou en philosophie. L'effet induit est bien entendu que les étudiants, mêmes moyens, voient leur travail récompensé par des notes qui ont définitivement cessé d'être infamantes, ce dont les associations de professeurs se réjouissent sans aucune espèce de réserve.

L'esprit qui règne dans ces classes est en effet celui d'une extrême attention des professeurs à l'endroit d'étudiants auxquels ils savent qu'ils demandent beaucoup. Très loin d'être le lieu dévolu à la « casse » des élèves, les classes préparatoires sont des lieux où les pratiques du lycée ont conservé leur cours : un horaire hebdomadaire important, des devoirs écrits et des interrogations orales réguliers, un encadrement rapproché par des professeurs engagés, au sein de groupes à l'effectif stable, permet aux meilleurs étudiants de cultiver leur talent et de nourrir les plus hautes ambitions, comme ils permettent aux étudiants plus fragiles d'acquérir les méthodes qui leur manquent, de préparer leur réussite universitaire, et de compenser, le cas échéant, les fragilités qu’une origine sociale moins favorisée aura pu leur imposer. La relation qui se tisse entre professeurs et élèves de classes préparatoires est, dans l'immense majorité des cas, une relation de confiance, et d’étonnante proximité. Il importe d’ailleurs ici d'indiquer avec force que cette qualité est une règle nationale et qu'elle s'observera aussi bien dans les établissements d'élite que chacun connaît, que dans les classes préparatoires plus modestes où elle peut sembler aller davantage de soi. Les directions, comme les enseignants, des grandes écoles en témoigneraient aisément : leurs élèves intègrent avec un fort sentiment de reconnaissance intellectuelle à l'égard de leurs professeurs de classes préparatoires, et non avec la rancœur ou l'angoisse silencieuse des victimes. Le passage en classe préparatoire ouvre des portes, mais pas au prix, contrairement à ce qui se dit, d'un sacrifice qu'il s'agirait d'accepter de subir sans trop en pâtir ; c'est d'abord une aventure intellectuelle et existentielle où se créent entre professeurs et élèves, entre élèves et élèves, des compagnonnages féconds qui durent souvent toute la vie.

Le système des classes préparatoires est pourtant bien, en apparence, un système sélectif à l'entrée et à la sortie, ce qui rend crédible la présentation infernale qu'on en donne. Mais il faut rappeler qu'il scolarise chaque année 80 000 étudiants (40 000 en première, 40 000 en deuxième année). C'est assurément bien moins que le nombre de bacheliers, mais c'est beaucoup trop pour que les professeurs de classes préparatoires tortionnaires qu'on nous présente puissent exercer les sévices qu'on dit avec l'impunité qu'on dit. Surtout, c'est le signe que la sélection à l'entrée n'est pas si violente qu'on veut bien l’affirmer. On peut le prouver encore avec une donnée que les associations de professeurs déplorent : toutes les classes préparatoires de France ne sont pas pleines, et le nombre de bénéficiaires du service offert pourrait donc augmenter encore. Quant à la sélection à la sortie, il importe de révéler la forêt que cache l'arbre qui seul intéresse les détracteurs du système national des classes préparatoires. Il est vrai qu'il existe quelques très grandes écoles, très prestigieuses, et très difficiles d'accès, imposant un travail considérable à ceux qui les briguent, mais il existe, en aval des classes préparatoires, quantité de débouchés plus accessibles, tant et si bien que dans les filières scientifique et commerciale, on peut considérer le parcours comme tubulaire : il y a à l'arrivée autant de places dans les écoles que de candidats au concours ; celui-ci classe donc effectivement les réussites, mais il les ventile aussi, permettant à chacun de trouver sa place. La filière littéraire, qui faisait jusqu'en 2009 exception, puisqu'elle conduisait pour l'essentiel aux Écoles Normales Supérieures et à leurs 200 places (pour 4000 candidats) vient en outre de faire sa révolution : les Écoles Normales Supérieures de Lyon et de la rue d'Ulm ont construit une Banque d'Epreuves Littéraires commune, à laquelle participent désormais quarante établissements d'enseignement supérieur, dont les écoles de commerce, un certain nombre d'IEP, un certain nombre de formations universitaires ; on est ainsi passé, entre 2009 et 2011, de 200 à 900 admis. Le débouché universitaire, essentiel pour les littéraires, continuant de fonctionner à plein, le taux de réussite des étudiants de la filière est ainsi comparable à celui des scientifiques et des commerciaux : supérieur à 90 %.

Terminons d'un mot en essayant de comprendre les effets recherchés et induits de la représentation infernale des classes préparatoires. Bien sûr, il pourrait s'agir d'en demander simplement la suppression en vertu des sévices qu'on y infligerait, et de la sollicitude dont le « care » nous fait obligation envers les victimes supposées de ce système.
Mais c'est de ce genre de bonnes intentions que, précisément, l'enfer est pavé. Nous savons tous parfaitement que les enfants des milieux favorisés et informés par Le Monde resteront candidats aux classes préparatoires, quoi qu’on en dise. A qui fait-on donc peur en décrivant les classes préparatoires comme un enfer ? Précisément à ceux qui hésitent encore à se lancer dans l'aventure, qui hésitent encore à prendre leur part des formations d'excellence que la république offre, non pas seulement aux enfants de ses élites en mal de reproduction, mais à tous ses enfants s’ils y sont prêts. À ceux-là, à tous ceux-là, comme à  Marie Desplechin, nous ne pouvons répondre qu'une seule chose : « Venez voir, venez apprendre à travailler et réfléchir, venez juger sur pièces et vous défaire des préjugés dont nous sommes confits. Profitez des journées portes ouvertes, rencontrez les professeurs, candidatez  dans APB : vous serez accueillis avec bienveillance, attention, et sérénité. »

Pour les associations citées plus haut,
Marc Even




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27 janvier : une réunion sur les langues et culture de l'antiquité a eu lieu à l'ENS Lyon, vendredi matin, pour réfléchir aux programmes à venir. Compte rendu sous l'onglet INFORMATIONS LETTRES.

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14 janvier : le comité de l'APPLS s'est réuni au Lycée Henri IV de 10 h à 13 h. Compte rendu sous l'onglet RAPPORTS et informations.

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14 décembre : l'APPLS et l'APLCPGE ont organisé une réunion de lancement de la BEL 2012. Elle a réuni pour une après-midi, sous la présidence des ENS et de l'Inspection Générale, la totalité des partenaires de la BEL et un parterre fourni d'élèves et de professeurs de classes préparatoires des académies de Lille et Amiens. Un dialogue ouvert a permis de répondre aux questions des khâgneux, et de faire valoir l'esprit de la banque, dans la diversité de ses objectifs et de ses débouchés. Pareille réunion est appelée à se renouveler dès l'an prochain dans d'autres académies.

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        LE TABLEAU RECAPITULATIF DETAILLE DES DEBOUCHES OFFERTS PAR LES CONCOURS DE LA BEL, SESSION 2012, EST DISPONIBLE.


                        RENDEZ-VOUS SOUS L'ONGLET  BEL-OUVERTURE DES DEBOUCHES.


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23 décembre : un courrier conjoint de l'APPLS et des associations de la filière BL a été adressé à M. Guillaume Bonnet suite à la réunion du 3 décembre. Une réponse rapide et attentive à nos demandes nous a été adressée dès le 2 janvier.

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3 décembre : le compte rendu de la réunion du concours BL est en ligne sous l'onglet RAPPORTS et informations. Ce compte rendu, qui nous est parvenu après le bouclage du bulletin en cours d'impression, ne pourra donc pas y figurer. Nous nous en excusons auprès de nos collègues des classes BL. Pascal Mano nous demande d'attirer l'attention de tous sur l'entrée de l'ENSIM au nombre des partenaires 2012 de la banque désormais nommée BLSES ; son compte rendu fait état de façon précise des discussions sur les perspectives d'ouverture des débouchés, et de la nécessité d'insister encore auprès du jury pour qu'il accepte d'élever ses notes et de faciliter, ce faisant, une intégration juste des candidats issus de la filière BL dans l'interclassement des écoles de management. On sait que la notation de ce concours très exigent pénalise des candidats qui ont pourtant un profil intéressant pour le EM. Bien sûr, pour les khâgneux BL comme pour les AL, la poursuite d'études à l'université est un parcours de réussite, et l'université demeure le principal débouché de nos formations ; mais cela n'induit pas que les débouchés autres ne doivent pas être ouverts et développés.

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2 décembre : le compte rendu de la réunion plénière de la rue d'Ulm est en ligne sous l'onglet RAPPORTS et informations. Celui d'Histoire est disponible sous l'onglet INFOS HISTOIRE.

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1er décembre : le compte rendu de la réunion plénière de l'Ecole Nationale des Chartes est en ligne sous l'onglet CHARTES.

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21 novembre : la réunion entre les ENS et la BCE, organisée sous les auspices de l'Inspection Générale, autour de la question de la géographie, s'est tenue lundi 21. Compte rendu par Pierre STRAGIOTTI, président de l'APGéo, sous l'onglet INFOS GEOGRAPHIE.

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18 novembre : la rencontre annuelle entre les classes préparatoires et le jury de l'ENS LYON a eu lieu vendredi 18. Compte rendu de la réunion plénière sous l'onglet RAPPORTS et informations.

Le compte rendu de la réunion avec le jury d'anglais est disponible sous l'onglet    INFOS LV.

Le compte rendu précis de la présentation de l'épreuve d' "APPROCHE DES SCIENCES HUMAINES" est disponible sous l'onglet RAPPORTS et informations. Compte tenu de l’importance de cette réunion, fondatrice d’une épreuve nouvelle, ce texte a été relu et validé, pour l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, par Eric Bordas.

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14 novembre : réunion au MESR du comité de la BEL, en présence du cabinet, de la DGSIP, de la direction de l'ONISEP, des partenaires. Principales nouvelles : l'entrée de Paris-Dauphine dans le cercle des partenaires pour 2012, avec 30 places de Licence 3 de "science de l'organisation des marchés", mention "sciences des sociétés" et "gestion" ; la création cet automne d'un site ONISEP consacré à la voie littéraire ; la mise en place pour la session 2013 d'un site unique d'inscription à la BEL.

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10 novembre : une réunion sur les langues anciennes et les lettres classiques en particulier a eu lieu à Lyon entre l'Ecole et les associations. Compte rendu ci-dessous, colonne de droite, et sous l'onglet INFOS LETTRES.

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5 novembre : l'APPLS et les associations disciplinaires se sont rencontrées samedi 5 novembre au Lycée Janson de Sailly pour deux heures 30 d'échanges  sur l'actualité de cette rentrée. Echanges animés, analyses convergentes.

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BEL 2012 : informations diverses et pour l'instant conditionnelles :

L'écrit du concours AL doit se dérouler à partir du lundi 16 avril 2012. L'admissibilité devrait être prononcée le 7 juin, pour un début des oraux le 18 rue d'Ulm.

Les rapports  et les statistiques de la session 2011 sont en cours de publication sur les sites des ENS.

Le concours BCE—BEL 2012 marque une progression importante des coefficients réservés à la BEL : on devrait atteindre, en moyenne, 1/3 des coefficients. Hors les épreuves d'interclassement (Contraction, LVA, LVB), il devrait rester trois épreuves spécifiques BCE  ( histoire, lettres, philosophie ; un seul sujet par discipline pour toutes les écoles ) dans les écoles du haut du tableau. Un certain nombre de membres de la BCE se contentera toutefois des épreuves d'interclassement et des épreuves BEL.

Le concours Ecricome—BEL se résumera, comme en 2011, aux épreuves BEL en ce qui concerne l'écrit ; 170 places sont réservées à nouveau aux littéraires.

Le concours IEP—BEL devrait, pour sa part, conduire à des intégrations plus franches en sélectionnant des candidats motivés par un passage rapide vers les IEP, dès leur admission au concours : la L3 nécessaire aux carrés serait fléchée IEP. Une manière de faire se rencontrer mieux les candidats et les établissements.

Le concours de l'ESIT—BEL devrait se concentrer sur le recrutement de traducteurs et non plus d'interprètes : le khâgneux, trop jeune, souffre pour cette spécialité de son défaut d'immersion dans la culture et la langue étrangères.

Le comité de la BEL se réunira le 14 novembre au MESR, ce qui permettra que des informations précises nous soient communiquées les 18 novembre à Lyon et 2 décembre à Paris.

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Le concours de la BBL doit se dérouler à partir du lundi 23 avril 2012.

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Une réunion sur les spécialités artistiques, ainsi qu'une autre sur les langues anciennes à Ulm ont eu lieu lundi 24 octobre. Leurs comptes rendus sont disponibles ci-dessous, et sous les onglets INFOS LETTRES et INFOS ARTS. Elles complètent les réunions sur les épreuves et les programmes BEL qui se sont déroulées vendredi 7 et lundi 10 octobre à Lyon et à Ulm. Les comptes rendus concernant la philosophie, les lettres et les langues vivantes sont en ligne ci-dessous, colonne de droite, ainsi que sous les onglets disciplinaires.

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15 octobre : l'ONISEP vient de publier une imposante brochure de présentation des classes préparatoires, à l'élaboration de laquelle l'APPLS, entre beaucoup d'autres, a participé. Saine lecture à conseiller largement, aux élèves de terminale comme aux collègues des lycées dans une période où toutes sortes de discours plus ou moins désobligeants fragilisent un type de formation dont nous savons et défendons l'efficacité.
Deux liens directs sur la page d'ACCUEIL, colonne de droite.
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23 septembre : une réunion portant sur la nouvelle épreuve de la spécialité Lettres modernes de Lyon a eu lieu  à l'ENS. Elle a été animée par Michèle Rosellini et Clotilde Thouret, sous la présidence d'Eric Bordas.  L'ENS de Lyon vient de mettre en ligne les indications méthodologiques remises aux très nombreux collègues présents à Lyon (environ 60), ainsi qu'un compte rendu par Michèle Rosellini des échanges de cette réunion. Ils sont disponibles ici, avec notre premier compte rendu, sous l'onglet INFOS LETTRES.

L'épreuve d'Approche des sciences humaines sera présentée pour sa part à l'occasion de la réunion plénière de novembre.

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La réunion plénière de Lyon est annoncée pour le vendredi 18 novembre. Celle de la rue d'Ulm aura lieu rituellement les premiers vendredi et samedi de décembre, soit les 2 et 3.

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LA FRANCE ET LES LETTRES : annonce d'un colloque international au lycée Henri IV les 18 et 19 novembre. Les détails sous l'onglet "AGENDA ET CALENDRIER"

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28 septembre : vive émotion chez les géographes quant aux propositions BCE pour 2012. L'APPLS participe activement, en coordination avec l'APGéo, à la recherche d'une solution satisfaisante. Les contacts ont été pris avec tous les acteurs afin de trouver une issue rapide. Une réunion de dialogue sur la question, et sous la présidence de l'Inspection Générale, est prévue pour le 21 novembre.

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24 septembre : le comité de l'APPLS s'est réuni au Lycée Henri IV. Le compte rendu de la réunion, et les premières informations sur la session 2012 de la BEL sont disponibles sous l'onglet RAPPORTS.

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Réforme de l'oral à l'ENS Lyon : introduction d'une épreuve de langue pour tous.

Pour répondre aux questions qui se faisaient nombreuses ces derniers jours, l'APPLS a sollicité l'ENS ce lundi. Malgré le retard dans la publication au BO de l'arrêté, la réforme prend bien effet dès la session 2012. Elle sera conforme à ce qui avait été annoncé : LVA, LVB, latin ou grec pour tous, selon le format des épreuves déjà existantes : oral de "civi" sur texte en LV ; traduction-commentaire d'un texte en relation avec le thème au programme de l'année en langues et cultures de l'antiquité.

Le projet d'arrêté est disponible en ligne sur le site de l'Ecole ou en cliquant sur le lien suivant :

http://www.ens-lyon.eu/86704704/0/fiche___pagelibre/&RH=ENS-LYON-FR-ADMI-CON&RF=ENS-ADMISSIONS-2012

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BEL 2012 : un site d'information dédié à la BEL et ses partenaires devrait voir le jour cet automne et accompagner les étudiants dans leur choix au moment des inscriptions.

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A la demande du jury d'Histoire de la rue d'Ulm, une réunion avec l'Inspection Générale et les représentants des associations (APPLS et APHU) a eu lieu le 16 septembre, portant sur les oraux d'option et de contemporaine. Un compte rendu assuré par l'APHU en est disponible sous l'onglet INFOS HISTOIRE.

LETTRE AUX MINISTRES SUR LES OUVERTURES ET FERMETURES DE CLASSES PREPARATOIRES, 10 JUIN 2011

REUNION INTERMINISTERIELLE SUR LES CPGE, MESR, 5 MAI 2011

DOSSIER DHG : LETTRE DES ASSOCIATIONS DE CPGE AU MESR, AU MEN, AU DOYEN DE L'IG

LETTRE AUX ENS, 5 février 2011

DHG : UNE QUESTION MOINS LOCALE QU'IL Y PARAIT

CPGE : un "open bar" indécent ?

APPLS

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Publier un témoignage ; contrecarrer les préjugés : la difficulté de se faire entendre


Compléments d’information sur les « témoignages de professeurs » recueillis par le journal Le Monde jeudi 2 février au soir, en lien avec l’article de Marie Desplechin.
Par Patrick Voisin

1 — Le témoignage retenu, publié parmi d’autres sous le titre : « Nous sommes des bourreaux bienveillants » :

"Entre 1994 (date de création des classes prépa dans ce lycée) et 2000, j'ai souvenir que le discours était beaucoup plus musclé. Nous avions cinq ou six départs très rapidement. Ce n'est plus le cas. Il y a une nouvelle génération de professeurs qui ne fonctionne plus du tout sur le mode de la terreur et de l'humiliation. Aujourd'hui, la très grande majorité des classes prépa ne sont plus là pour classer les élèves, les trier et les faire rentrer à Normale Sup. Néanmoins, chez nous comme ailleurs, il y a une souffrance : c'est le travail. Mais on peut imposer des règles de travail de façon humaine, sans brutalité."

2 — Sa « version enrichie », disponible sur le blog « éducation » du Monde :

"Il y a un discours ambiant sur « l'enfer » de la prépa. Nous sommes victimes de ces clichés de classes prépa qui broient et qui poussent à la dépression. Bien sûr, on trouvera toujours des prépas littéraires qui veulent « jouer à » la prépa littéraire d’autrefois. Mais franchement ! Les temps ont changé. J'ai participé à la création de la classe d'hypokhâgne en 1994. Entre 1994 et 2000, je me souviens que le discours était plus ferme, plus musclé ; nous avions cinq ou six départs chaque année rapidement après le début de l'année scolaire. Aujourd'hui ce n'est plus du tout le cas, même si je reconnais que certaines périodes de l'année sont plus difficiles que d'autres ! Par exemple, tous les ans, le mois de janvier est difficile, ils ont beaucoup de devoirs à rendre, les concours blancs arrivent. Certains souffrent parce qu'ils n'arrivent pas à tenir la cadence. Il faut être physiquement en bonne forme.
Depuis 2004, chaque année, des élèves de Louis Barthou ont intégré Normale Sup sans pression aucune. Il y a une nouvelle génération de professeurs qui ne fonctionne plus du tout sur le mode de la terreur et de l'humiliation. Aujourd'hui, la très grande majorité des classes prépa ne se fixe plus pour seul objectif de classer les élèves, de les trier et de les faire entrer uniquement à Normale Sup. Nous sommes des « conseillers » pour nos élèves. Notre politique a toujours été de nous rapprocher le plus possible des notes données au concours. Avant 2007, il est évident que les notes étaient très basses. Une très bonne copie obtenait entre 10 et 14. Avoir 6 ou 7 était honorable car c'était la moyenne au concours. La réforme – avec la Banque d’épreuves littéraires (BEL) qui permet d'intégrer des IEP, des écoles de commerce... – a totalement modifié la donne. Aujourd'hui, la moyenne au concours est à 10. Quand on sent que la copie est moyenne, on met 10 et, quand elle semble très bonne, on n'hésite pas à mettre 14,16 ou même 18. En 2011, 77 copies ont obtenu entre 18 et 20 à l’épreuve commune de français au concours des ENS. L'objectif est de faire avancer et progresser chaque élève. Nous savons très bien que tous ne rentreront pas à Normale Sup !
L'an dernier, nous avions demandé, en cours d’année, à nos hypokhâgneux s’ils voulaient faire une khâgne. Tous disaient : « On va faire autre chose ; il y a trop de travail… ». Finalement, tous ceux qui ont obtenu le passage en khâgne étaient présents à la rentrée. Même si, chez nous comme ailleurs, il existe une souffrance bien réelle : c'est le travail ! Il y a deux choses que nous ne tolérons pas : les absences à répétition et l'irrégularité dans le travail. Mais on peut imposer des règles de travail de façon humaine, sans brutalité. Il n’est pas besoin de les insulter ou de les rabaisser. Nous acceptons par exemple qu'un devoir qui devait être rendu un lundi matin à 10 heures le soit le lendemain. Un de mes collègues dit souvent : notre vertu c'est d'allumer des moteurs le lundi matin et qu'ils soient capables de tourner jusqu'au vendredi soir !"

3 — La teneur initiale de l’échange avec N. Brafman :

L’interview que j’ai accordée à Mme N. Brafman s’est déroulée dans les conditions suivantes : elle souhaitait recueillir l’avis d’un professeur de classe préparatoire littéraire de province et m’avait choisi après avoir vu le profil d’une de mes élèves sur le site letudiant.fr ; ce profil montrait que l’on pouvait faire une prépa sans avoir une mention très bien. L’interview a duré environ trois quarts d’heure et s’est déroulée de manière tout à fait ouverte, Mme Brafman paraissant manifester une certaine sympathie pour les prépas de province.

J’ajoute que je ne connaissais pas l’article de Marie Desplechin ; je savais seulement qu’il me faudrait dénoncer les idées reçues et autres clichés sur les CPGE en tant qu’« enfer » – jusqu’aux notes négatives pourtant disparues depuis  des lustres !

Il ne m’a pas non plus été précisé que j’apparaîtrais sous la catégorie des « bourreaux bienveillants », ce que j’aurais récusé et que je récuse à présent.

  Sur les trois quarts d’heure de conversation téléphonique il n’a pas été question en boucle uniquement du volume de travail, des notes et des résultats. Plusieurs axes me semblaient devoir être développés, que j’ai abordés au fil naturel du dialogue et que je recense à présent :

—  l’évolution des classes préparatoires depuis la réforme de 2007 et la BEL, en termes de notes et  d’horizons d’études fournis aux élèves ;
—  l’adaptation des professeurs de CPGE aux élèves que le 2nd cycle leur envoie, avec le souci de les former dans la confiance réciproque pour les faire progresser, y compris dans les prépas auxquelles on prête abusivement la mythologie de l’enfer ;
—  le nécessaire volume de travail, puisque les élèves ont sept enseignements en 1ère année impliquant des devoirs et des interrogations orales qui supposent de savoir s’organiser ;
—  les obligations en matière d’assiduité et de travail, mais comme dans toute formation sérieuse qui se respecte et comme dans la vie civile – sans avoir à convoquer un quelconque régime de vie militaire !
—  la possibilité d’atteindre le plus haut niveau (celui des ENS ou des grandes EC) sans pression de classe, mais par l’émulation intérieure que l’élève développe loin de tout esprit de compétition,  ou de réussir à son niveau par l’éventail large des écoles qui intègrent des élèves par la BEL ou en dehors ;
—  le plaisir des élèves de découvrir des savoirs à un niveau qu’ils n’avaient pas soupçonné auparavant, même avant la réforme du lycée, ce qui compense les efforts à fournir et les heures à consacrer aux lectures et aux devoirs ;
—  la découverte de la vraie pluridisciplinarité/transdisciplinarité qui fait se compléter et s’enrichir mutuellement la littérature, l’histoire et la philosophie, ou les langues anciennes et modernes, grâce au décloisonnement généraliste de disciplines enseignées par des professeurs spécialistes ;
—  le recul que possèdent les professeurs de CPGE en participant eux-mêmes à des jurys de concours, ce qui leur permet de relativiser les performances de leurs élèves, de bien les situer et de les conseiller en connaissance de cause sur leurs qualités et leurs défauts ;
—  le choix libre que font les élèves de continuer en khâgne, alors que beaucoup de voies s’offrent à eux avec des reconversions en fin d’année, ce qui prouve qu’ils y trouvent leur compte ;
—  la souffrance naturelle et saine qu’on appelle tout simplement la fatigue et qui est bien la preuve qu’on a travaillé, mais qui est compensée par les découvertes intellectuelles qui en découlent ;
—  la spécificité reconnue d’un enseignement pluridisciplinaire de haut niveau qui explique pourquoi la BEL s’est faite avec une quarantaine d’écoles autres que les ENS, les élèves des prépas littéraires ayant une réelle crédibilité pour tous les domaines extra-littéraires ;
—  la construction des savoirs  qui procure le plaisir d’apprendre, de réfléchir à ce qui a été appris et d’aller plus loin dans le savoir ;
—  le soutien apporté aux élèves, en cours et lors des khôlles, pour que  chacun réussisse à son niveau et pour que personne ne soit en situation d’échec : « l’humanisme de la prépa ».

    Mais beaucoup d’aspects – ceux qui étaient trop positifs par rapport aux axes fixés dès le départ par la charge de Marie Desplechin ? – n’ont pas été retenus, le dossier se concentrant sur les clichés.
    Et d’autres ont été conservés mais privés des explications qui les accompagnaient, telle la question de la souffrance, bien relative, inscrite dans la nature humaine et qui est le corrélat de tout effort – qu’il soit physique ou intellectuel –, avec la satisfaction d’avoir appris et progressé ; ce raisonnement ne provoque ni incompréhension ni révolte chez mes élèves.
    Certes, il ne faut pas tomber dans l’angélisme complet : nous savons bien que la nature humaine offre des spécimens particuliers qui ne correspondent pas à l’immense majorité des professeurs de CPGE, et ils peuvent être présents dans n’importe quelle prépa de France, mais n’y en a-t-il pas aussi à l’université comme dans tous les secteurs de la formation et du monde du travail ; j’ai donc invité Mme Brafman à ne pas appliquer ce qui relève de pathologies individuelles heureusement rares aujourd’hui – et canalisées par les équipes pédagogiques – à l’ensemble des professeurs de CPGE.

Patrick Voisin, professeur de latin en hypokhâgne et de littérature française en khâgne au lycée Louis Barthou (Pau)

CLASSES PREPARATOIRES LITTERAIRES : UN RESEAU ORGANIQUE QU'IL FAUT MAINTENIR SOLIDAIRE ET COHERENT

Période de transition, période de tensions. Les habitudes sont bousculées, les convictions sollicitées, les identités mises en question. Pour nous tous, la mise en place de la BEL constitue assurément l’un de ces moments critiques qui nous mettent à rude épreuve, aussi bien individuellement que collectivement, et impose sans doute à l’APPLS un effort de clarification de sa conception des classes préparatoires littéraires, qu’elle a mission de défendre.
Elle a dû le faire il y a quelques années déjà pour contribuer à la mise au point du système de validation des acquis, dans le cadre du dispositif de Bologne, au moyen des crédits ECTS, avec ce qu’il impliquait notamment de description des formations et compétences délivrées. Elle a dû le faire encore ces derniers mois pour aller discuter avec les ministères des projets d’ouverture de classes préparatoires mixtes, en partenariat avec les universités et faire valoir la spécificité de formations qu’il ne faut pas confondre avec ce que le MESR appellera désormais des « Cycles Préparatoires Universitaires », distincts des CPGE même partenariales. Elle doit le faire encore au moment où des établissements d’enseignement supérieur d’excellence, comme l’IEP de Paris, réfléchissent à des modes de recrutement sans concours (voir pour commencer le projet d’allègement de la procédure de recrutement en M).
Mais elle doit le faire aussi de l’intérieur, sollicitée qu’elle est en cette année 2011 par la concentration des résultats qu’a induit le rapprochement des concours, et par la réflexion sur la réponse à y apporter.

De toute évidence, pour les tout meilleurs khâgneux, la possibilité récemment offerte de passer les concours des deux ENS est une chance, qui desserre l’étau malthusien d’Ulm ou de Lyon pris séparément, et renforce leurs chances de voir l’institution reconnaître leur talent en faisant d’eux des Normaliens. Que ces très bons khâgneux soient concentrés dans un très petit nombre d’établissements prestigieux n’est pas un fait nouveau : le système de formation des littéraires est fortement pyramidal ; il procède à une concentration progressive des étudiants les plus talentueux et les plus déterminés dans des classes à l’efficacité remarquable qui fournissent à la République une élite indiscutablement précieuse. Nous sommes fiers de ces fleurons de notre système, qui ont nom Henri IV, Louis le Grand, puis Fénelon, Lakanal, Le Parc, Chateaubriand, j’en oublie, et d’essentiels. L’extrême qualité du recrutement d’une part, des résultats aux concours d’autre part, soumettent ceux de nos collègues qui y enseignent à une forte pression, induisent dans les classes des problématiques qui sont objectivement spécifiques. Nous les entendons, nous les répercutons auprès des ENS chaque fois que mandat nous en est donné, sans hésitation ni réserve.

D’autre part pourtant, le système des classes préparatoires littéraires constitue aussi un réseau beaucoup plus vaste, déployé sur l’ensemble du territoire national au service de la vitalité des études littéraires que nous croyons indispensables à la qualité du lien social et de la prise de décision là où elle a lieu. Ce réseau est d’abord caractérisé par sa continuité et sa convergence, au sens où nombre de lycées moins prestigieux que ceux nommés plus haut contribuent à l’alimentation de leurs hypokhâgnes et  khâgnes, et ainsi à la qualité exceptionnelle de leurs résultats. Il est ensuite distinct, au sens où la proportion, dans les classes, entre excellents étudiants et étudiants simplement sérieux, est très différente, et complique la tâche des enseignants qui y exercent : il faut y préparer les meilleurs aux concours, tout en tenant compte de l’hétérogénéité de groupes qu’on ne peut laisser se désintégrer sous la pression. Dans un nombre important de ces établissements moins prestigieux, les résultats sont là : bon an, mal an, un, deux, trois, quatre étudiants sont admis dans l’une des ENS ; l’effort est constant, toujours recommencé, toujours exposé à la contreperformance. Mais la clef de ce travail difficile est la possibilité prouvée de rejoindre les ENS aussi par ces classes.

C’est peut-être beaucoup demander, mais il y va aussi et surtout de la qualité de la formation  littéraire. L’agrégation, les concours des ENS : pourquoi ces concours sont-ils si difficiles ? pourquoi les conserver s’ils sont si violemment malthusiens ? Précisément parce qu’ils sont indispensables, comme idéal régulateur, à la formulation de l’exigence sans laquelle les études dans nos disciplines sont trop facilement accusées de manquer de rigueur ou de s’exposer à un bavardage convenu et simplement décoratif. Nous savons qu’il n’en est rien, que nos disciplines exigent énormément de travail, de lectures, de réflexion, de raisonnements transdisciplinaires complexes, de rédactions techniques, précises, et nullement impressionnistes, et que c’est pour toutes ces raisons que nous pouvons certifier à des Ecoles de Management, ou à des IEP, ou à des Ecole Nationale d’Administration que nos khâgneux enrichiront leurs promotions et leurs établissements. Il faut maintenir l’exigence, et c’est le rôle du professeur de classe préparatoire littéraire ; mais pour engager l’étudiant à fournir l’effort qu’elle impose, il faut que, de partout, la porte des ENS soit visible.
La BEL a cette vocation de conforter l’effort des étudiants littéraires en rendant visibles, et en développant, les débouchés qu’offre cette filière. Il faudra trouver, avec les partenaires, les moyens de réussir la ventilation des admissions très au delà de la 200ème place. C’est ainsi comme une obligation préalable qui nous est faite, à l’intérieur même de la filière littéraire, de demander d’abord aux ENS d’éviter une excessive concentration des résultats. Les double admissibilités ne sont pas un problème en soi, il y en a toujours eu ; mais c’est leur caractère cette année massif qui fait problème, en risquant de rompre l’équilibre précaire du système.

Bref, ventiler les réussites, favoriser la vitalité du réseau dans son ensemble, et donc de la formation littéraire que nous croyons indispensable à l’intérêt général, telle est la ligne que le comité de l’APPLS suit, sur ce dossier comme sur tous les autres, avec un sens aigu de la responsabilité collective.

REUNION LETTRES CLASSIQUES LYON, 10 NOVEMBRE 2011

REUNIONS BEL 2011 : ARTS, 24 OCTOBRE 2011

REUNIONS BEL 2011 : LANGUES ANCIENNES ULM, 24 OCTOBRE 2011

REUNIONS BEL 2011 : LETTRES, 10 OCTOBRE 2011

REUNIONS BEL 2011 : PHILOSOPHIE, 10 OCTOBRE 2011

REUNIONS BEL 2011 : HISTOIRE, 7 OCTOBRE 2011

REUNIONS BEL 2011 : LANGUES VIVANTES, 7 OCTOBRE 2011

APPROCHE DES SCIENCES HUMAINES : LA NOUVELLE EPREUVE ORALE, ENS LYON

ORAL 2012 DE L'ENS LYON : LE PROJET D'ARRETE

REUNION DES ASSOCIATIONS ET DE L'ENS LYON SUR LA REFORME DE L'ORAL 2012, 10 MAI 2011