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CDI du Collège Henri IV
Exposition Paris inondé 1910
Intervenue la dernière semaine de janvier 1910, la grande inondation a métamorphosé, paralysé la ville et bouleversé la vie de nombreux Parisiens.
En quelques jours seulement, l’eau, débordant de la Seine ou surgissant du sous-sol, empruntant les voies destinées aux transports et aux égouts, récemment ouvertes, gagne les quais et les rues limitrophes, remontant ainsi jusqu’à la gare Saint-Lazare. Paris est frappée dans sa modernité même : les transports en commun, les égouts, l’électricité, le ravitaillement et les communications sont paralysés ou désorganisés.
Du 8 janvier au 28 mars 2010, du mardi au dimanche de 13h à 19h.
Nocturne le jeudi jusqu’à 21h
Tarif 4 € / 2 € tarif réduit
Galerie des bibliothèques - Ville de Paris
22, rue Malher Paris 4e
Métro : Saint-Paul
http://www.paris.fr
Monumenta 2010 / Christian Boltanski
Confrontation artistique de très grande ambition, MONUMENTA invite chaque année, à l’initiative du ministère de la Culture et de la Communication /
Après le succès des deux premières éditions de MONUMENTA confiées à Anselm Kiefer, en 2007, puis au sculpteur américain Richard Serra, en 2008, qui attirèrent chacune plus de 140 000 visiteurs en cinq semaines, c'est Christian Boltanski, l'un des plus grands artistes français, qui relève le défi en 2010. L’exposition est coproduite par le Centre national des arts plastiques, le Grand Palais et la Réunion des musées nationaux.
Neuf du Grand Palais du 13 janvier au 21 février 2010
http://www.monumenta.com/2010/
Intervenue la dernière semaine de janvier 1910, la grande inondation a métamorphosé, paralysé la ville et bouleversé la vie de nombreux Parisiens.
En quelques jours seulement, l’eau, débordant de la Seine ou surgissant du sous-sol, empruntant les voies destinées aux transports et aux égouts, récemment ouvertes, gagne les quais et les rues limitrophes, remontant ainsi jusqu’à la gare Saint-Lazare. Paris est frappée dans sa modernité même : les transports en commun, les égouts, l’électricité, le ravitaillement et les communications sont paralysés ou désorganisés.
Du 8 janvier au 28 mars 2010, du mardi au dimanche de 13h à 19h.
Nocturne le jeudi jusqu’à 21h
Tarif 4 € / 2 € tarif réduit
Galerie des bibliothèques - Ville de Paris
22, rue Malher Paris 4e
Métro : Saint-Paul
http://www.paris.fr
Monumenta 2010 / Christian Boltanski
Confrontation artistique de très grande ambition, MONUMENTA invite chaque année, à l’initiative du ministère de la Culture et de la Communication /
Après le succès des deux premières éditions de MONUMENTA confiées à Anselm Kiefer, en 2007, puis au sculpteur américain Richard Serra, en 2008, qui attirèrent chacune plus de 140 000 visiteurs en cinq semaines, c'est Christian Boltanski, l'un des plus grands artistes français, qui relève le défi en 2010. L’exposition est coproduite par le Centre national des arts plastiques, le Grand Palais et la Réunion des musées nationaux.
Neuf du Grand Palais du 13 janvier au 21 février 2010
http://www.monumenta.com/2010/
Lycée Henri IV
Collège Henri IV
Réalisé par les élèves de 3e en Technologie : B.Toledano, S.Bennani, T.Montpellier, C.Madi, E.Clerc, C.Goubert, I.Dumont, T Jarry, A.Mirault, I.Neau-Roy, G.Schmitlin, N.Kuoch. I.Sisti, D.Aleksic, A.Bayle, J.Bressand, T.Pereira, A.Perrot et Mme Maury.
Le Collège Henri IV
La porte d’entrée du collège Henri IV se situe au 7, rue Clotilde, on voit encore écrite au fronton de la porte (côté rue) l’inscription qui date du XIXe siècle « PETIT LYCEE
HENRI IV ». C’est une école primaire, « Les petits d’Henri IV » étaient des garçons qui pouvaient faire toute leur scolarité dans l’établissement. En 1930, lors qu’à cette époque il y avait des collèges de garçons et des collèges de filles, le collège Henri IV avait pour originalité d’être mixte.
Louis Philippe d’Orléans devient roi en 1830 et le lycée va porter le nom de collège royal de Henri IV. Les cinq fils du roi vont suivre leurs études dans cet établissement: c'est la première fois que des enfants royaux profitent de l'instruction publique dans une classe avec d'autres enfants. Louis Ferdinand, le fins aîné du roi aura comme camarade Alfred de Musset.
N'est-ce pas l'événement raconté ci-dessus qui va être l'origine du prestige de ce lieu?
Les parents de tous les autres enfants avaient pensé que si l'instruction au collège royal de Henri IV avait été choisi par le roi, c'est parce que c'était le meilleur établissement de Paris. L'établissement va donc accueillir des élèves des bonnes familles parisiennes. Le roi Philipe d'Orléans qui suivait de près l'éducation de ses fils va inventer un "carnet de liaison"
sur lequel chaque professeur faisait un rapport quotidien sur le travail et la conduite de ses enfants. Le roi consultait chaque soir ce cahier et y inscrivait ses remarques.
Aujourd'hui c'est un des collèges du Ve arrondissement de Paris qui accueille les enfants habitant le quartier. C'est un des rares collège de Paris à proposé le russe comme première langue.
Une classe européenne allemand permet aux élèves de cette section de recevoir un(e) jeune allemand(e) et d'être reçu(e) en Allemagne.
Les très bon élèves du collège peuvent espérer continuer leurs études au lycée qui a pour réputation d'être l'un des meilleur lycée de France; ces études peuvent être poursuivies en classes préparatoires pour les sciences, l'économie ou la littérature.
Nommée en 1969, Madame Bony nous raconte son vécu de plus de 30 ans dans l’établissement. Jeune professeur, elle fait partie d’une équipe éducative essentiellement masculine ; dans ce lycée de garçons les femmes enseignantes sont peu nombreuses. Le lycée devient mixe dans les années 1975. C’est un bâtiment très vétuste et délabré. La cantine des élèves se trouve dans le cloître, sous l’actuelle chapelle et les professeurs sont servis dans la salle des professeurs du lycée ; Les élèves étaient très différents de ceux d’aujourd’hui, ils étaient plus studieux, plus passifs; les classes étaient moins chargées et il n’y avait pas de compétition entre les collégiens. Le lycée a subi de grandes transformations (cantine, reconstruction de collège) dans les années 1990.
Le Cloître
Lorsque l’on entre dans le lycée, on pénètre dans une cour rectangulaire fermée qui présente plusieurs styles dus aux apports de chaque époque. C’est le cloître, avec ses quatre galeries qui entourent un jardin.
Coté Ouest
Les cuisines de l’abbaye ouvraient sur le cloître ; au dessus le réfectoire des moines est aujourd’hui la Chapelle du lycée. A l’étage supérieur, on trouvait les greniers. Caves et greniers permettaient de conserver la nourriture des moines.
Côté Est
Au dessus des arcades se trouvaient les dortoirs des novices et sous le cloître était aménagée une nécropole où étaient enterrés les moines de l’abbaye.
Côté Nord
Ce côté communiquait avec la basilique, détruite, et la crypte où se trouvait la châsse de Sainte Geneviève.
Depuis le XIX siècle, sont installés au Nord, les bâtiments de l’administration.
Dans le cloître, on peut admirer des vestiges mis à jour en 1996 provenant essentiellement de la Chapelle Notre-Dame-de-la-Miséricorde de style gothique et deux bustes :
Le buste de Casimir Delavigne (1793-1843), écrivain français, et celui d’Alfred de Musset (1810-1857), poète, qui ont été élèves dans ce lycée. Le buste de Henri Regnault, ancien élève devenu peintre avec les encouragements de ses professeurs et qui meurt au combat le 19 janvier 1871 à l’âge de 28 ans comme certains de ses camarades à qui cette sculpture est aussi dédiée.
Un monument aux morts de la guerre (1914-1918) rend hommage aux 436 jeunes gens élèves ou anciens élèves du lycée, morts pour la France lors de cette guerre.
Bibliographie :
-Archéologia octobre 1996
-LE LYCEE HENRI-IV PARIS CIDETIS Gérard Klopp Editeur
-L4ABBAYE ROYALE DE SAINTE-GENEVIEVE Catherine Echalier, Alan Sutton
-ANCIENNE ABBAYE DE STE-GENEVIEVE ET SES BATIMENTS, Notice Historique.
Une rapide histoire du lycée Henri IV
Le lycée Henri IV a derrière lui, une très longue histoire qui fut d’abord celle de l’Abbaye Royale de Ste Geneviève vielle de 1500 ans. Geneviève, fille de notable née entre 415 et 420 à Nanterre, décide de se consacrer au Dieu des chrétiens en 429.
Entre 451 et 476, Geneviève, à plusieurs reprises,, agît pour sauver Paris des envahisseurs. Elle meurt en 502 à 80 ans. Depuis, Geneviève est devenue la protectrice de Paris. Dans la brume de cette légende, on attribue à Clovis, roi mérovingien des Francs, vers 506, la fondation d’un abbaye sur le site du lycée , pour honorer Ste Geneviève. L’abbaye est achevée en 520 par Clotilde après la mort prématurée d Clovis, son royal époux, décédé en 512.
Les moines qui servent Geneviève dans l’abbaye s’y installent et sont appelés les Génovéfains. Beaucoup plus tard, sous Louis XIII après trois siècles de difficultés, le cardinal De La Rochefoucault gouverne l’abbaye au début du XVIIe siècle. Ce cardinal embellit considérablement l’abbaye et la dote d’une magnifique bibliothèque. Ces travaux d’embellissement continuent sous le règne de Louis XIV. En 1781, les moines Génovéfains ouvrent la bibliothèque au public. A partir de 1793 les sciences pénètrent dans l’abbaye.
Le chanoine Pingré effectue des travaux sur l’astronomie, devient membre de l’Académie des sciences et participe à des voyages maritimes et d’observation ; d’autres chanoines sont attirés par ces sciences qui ouvrent d’autres horizons, ils s’intéressent aux mathématiques et à la physique, ils accueillent des savants français et étrangers, ils organiseront le retour des cendres de Descartes (1596-1650), philosophe, mathématicien et physicien français mort en Suède. Les supérieurs de l’abbaye, très inquiets, voient dans ce mouvement la remise en cause des principes religieux (La cour qui mène à l’actuelle cantine s’appelle cour Descartes).
Un immense jardin est aménagé au sud de l’abbaye avec, entre-autres , un potager et un jardin de plantes médicinales. Aujourd’hui, un jardin longe le collège et la cour des sports ; c’est le jardin du Proviseur.
Avec la Révolution de 1789, les bâtiments sont déclarés propriété nationale. La Convention Nationale en 1793 vend les richesses de l’abbaye puis l’église ouverte est pillée. L’église, en ruines, devient d’abord un hangar à moulage, elle et démolie en 1807, à son emplacement, est percée la rue Clovis. Il ne reste de cette église que la Tour Clovis moins haute aujourd’hui que celle d’origine. Le bâtiment des sciences a été construit au début du XXe siècle, ce bâtiment réunit tous les enseignements scientifiques des élèves de l’établissement : la physique, la chimie et les sciences naturelles ; ce bâtiment donne sur une cour dans laquelle se dresse un cosmographe datant du Second Empire et un cadran solaire installé par le chanoine Pingré.
Les gymnases ont été construits au XXe siècle et sont utilisés par tous les élèves de l’établissement.
En juin 1978, le lycée est reconnu Monument Historique.
La culture et l’enseignement du lycée Henri IV rayonnent depuis le XVIIe siècle grâce, au début, à sa bibliothèque, son cabinet d’instruments de sciences physiques, son cabinet d’histoire naturelle et son ouverture sur le monde.
La Tour Clovis
La Tour Clovis de 45m de haut est un des rares vestiges de l’ancienne église Ste Geneviève. Elle est construite entre 1080 et 1085 style roman sur les premiers et deuxièmes niveaux.
Le 6 juin 1483 lors d’un orage, la flèche de la tour attire la foudre qui fait fondre la toiture en plomb, la charpente s’embrase, les cloche fondent et le feu gagne les bâtiments des moines.
Grâce à des dons, dès 1486 la Tour sera restaurée en style gothique avec une très haute flèche qui domine la ville, affichant ainsi la puissance de l’abbaye. La foudre de nouveau endommage la flèche le 3 février 1764 qui ne sera jamais remplacée. Lors de la démolition de la basilique Ste Geneviève et la percée de la rue Clovis, la Tour est épargnée.
Les physiciens Duloug (17785-1838) et Arago (1786-1853) vont utiliser la Tour en 1824, ils y effectueront des mesures de la pression exercée par la vapeur d’eau à des températures élevées.
Aujourd’hui, sur la Tour Clovis est installé un paratonnerre, inventé par Benjamin Franklin (1707-1790), qui la protège de la foudre.
Les bibliothèques
Au départ, une petite bibliothèque est créée en 1675 au dessus de la grande chapelle Notre-Dame-de-la-Miséricorde. Vu le très grand nombre d’ouvrages issus des dons et des legs, la bibliothèque est agrandie en 1689 ; elle contient alors 600 volumes dont 200 manuscrits.
Cette bibliothèque est ouverte au public qui entre par l’actuelle rue Clotilde, emprunte, à partir de 1724, l’escalier des « Grands Hommes » et pénètre dans la bibliothèque par une porte monumentale.
A la fin du XVIIIe siècle d’autres dons, des achats et des legs de livres obligent les moines à agrandir la bibliothèque : quatre galeries sont aménagées en forme de croix ainsi qu’une rotonde éclairée en son centre par une coupole.
Cette magnifique bibliothèque, contenant alors 40000 volumes et un très grand nombre de manuscrits attire des érudits de toute l’Europe.
La coupole haute de 11m , est décorée par une peinture à l’huile de Jean Restout en 1730 ; cette peinture représente le triomphe de Saint Augustin, un des « pères de l’église » et le guide spirituel des moines.
Les quatre piliers de la rotonde sont décorés d’angelots, d’une riche végétation et de palmiers symboles de longévité dans la représentation chrétienne. La rotonde est de style baroque. La bibliothèque a été restaurée, l’agencement du carrelage, très épais,,a été reconstitué grâce à des fragments retrouvés près des fenêtres.
Aujourdhui les quatre galeries de la bibliothèque ont des fonctions diférentes ; deux galeries servent e salles d’examens, une galerie abrite la bibliothèque des lycéens et la quatrième galerie, la bibliothèque des classes préparatoires et le centre de ressources multimédia des lycéens.
Les noms qui ont été donnés à ce lycée
Les noms des personnes, devenues célèbres, qui ont fréquenté ce lycée
Après la Révolution de 1789 cette abbaye devient un lieu d’enseignement qui prendra des noms différents selon les régimes politiques de la France.
En 1796 est inaugurée l’Ecole Centrale du Panthéon . En septembre 1804 le lycée prend le nom de lycée Napoléon. D’avril 1814 à mars 1815 pour la première fois (Première Restauration) il sera appelé Lycée de Henri IV puis il reprendra de mars à juin 1815 (les Cents Jours) le nom de lycée Napoléon. LE NOM Henri IV réapparaît d juillet 1815 à février 1848 avec Lycée puis Collège royal de Henri IV (Deuxième Restauration). Durant un an de 1848 à 1849 il sera nommé Lycée Corneille, mais de 1849 à 1870 il sera à nouveau appelé Lycée Napoléon. C’est depuis 1873 que cette valse des noms s’arrête et que ce lieu se nomme Lycée Henri IV et collège Henri IV.
Et pourquoi est-ce le nom d’Henri IV qui a été choisi ?
(La réponse à cette question est quelque part cachée sur ce dépliant).
Depuis sa création les noms d’illustres personnalités ayant étudié ou enseigné laissent dans leur sillage les traces de l’excellence.
Nous commencerons par les élèves en ordre chronologique :
-Prosper Mérimée (1803-1870), écrivain, est scolarisé de 1811 à 1819
-Ferdinand vicomte de Lesseps (1805—1894), diplomate, sera scolarisé au collège royal de Henri IV à partir de 1816 ; son buste se trouve dans la cour des externes, ancienne cour des abbés.
-Alfred de Musset (1810-1857), poète, entre à 9 ans au Petit Lycée.
-Puvis de Chavannes(1824-1898), peintre, la première cour du collège porte son nom
-Jean-Paul Sartre (1905-1980), philosophe et
Paul Nizan (1905-1940), écrivain et philosophe, étaient amis au collège
-Simone Veil née en 1909, deviendra l’amie du professeur de philosophie Alain en 1929
-Julien Gracq né en 1910 suivra des études au lycée de 1928 à 1930
-Jorge Semprun né en 1923 entre au lycée en 1937
-Jean Plantureux dit Plantu né en 1951, fait toute sa scolarité au lycée.
Nous contiuerons par les élèves en ordre alphabétique :
Victor Baltard (1805-1874), Marcelin Berthelot (1827-1907), Léon Blum (1872-1950),
Edouard Branly (1844-1940), Patrick Bruel né en 1960, Robert Casadesus (1899-1972),
Georges Duhamel (1884-1966), Gilles Delleuze (1925-1995), Louis Delluc (1890-1924),
Léon-Paul Fargue (1876-1947), Michel Foucault (1926-1984), Jerôme Garcin né en 1957,
André Gide (1869-1951), Etienne Geoffroy St.-Hilaire (1772-1844),
Le Baron Georges Haussmann (1809-1891), Alfred Jarry (1873-1907),
Emmanuel Leroy-Ladurie né en 1929, Guy de Maupassant (1850-1893) ,
Patrick Modiano né en 1945, Jean comte d’Ormesson né en 1925,
Mazarine Pingeot née en 1974, Jean Richepin (1849-1926)…………
Et nous en oublions beaucoup ; qu’on veuille bien nous excuser.
Le lycée Henri IV eu des professeurs célèbres :
Emile Chartier (1868-1951), connu sous le pseudonyme d’Alain qui a enseigné
La philosophie au lycée de 1918 à 1948,
Victor Duruy (1811-1894) a été professeur d’histoire,
Henri Bergson (1859-1941) a enseigné la philosophie au lycée de 1892 à 1895,
Georges Pompidou (1911-1974) a enseigné les lettres de 1939 à 1944.
C’est sous Louis XVIII, en 1814 sous la Première Restauration, que pour la prmière fois, le lycée est appelé Lycée de Henri IV.
Les gouvernements en place et l’opposition ont cherché à donner un nouveau nom à ce lycée.
Un nom qui mettrait tout le monde d’accord :
-Louis XVI n’était pas conseillé, Révolution de 1789 oblige,
-Louis XV était trop élégant,
-Louis XIV était déjà pris par le lycée Louis le Grand,
-Louis XIII était un peu triste, et,
c’est Henri IV, le plus populaire des rois de France, qui met tout le monde d’accord.
Même si Henri IV a dû faire face à de nombreuses difficultés avant et pendant son règne, la mémoire collective a retenu de ce roi son absence de rancune, sa tolérance et son humour.
Il est appelé « le bon roi Henri IV ». Henri IV donne aux protestants la possibilité d’exercer leur culte et ramène la paix en France.
Le vestibule et l’escalier des prophètes
C’est sous Louis XIV qu’un architecte génovéfain, le père Paul-Claude de Creil (1633-1708),
Est à l’origine des modifications de la plupart des bâtiments d’origine et de l’état actuel du Lycée Henri IV.
Le père Paul-Claude de Creil est l’auteur des plans d’un somptueux escalier de pierre avec des voûtes portées par d’épaisses colonnes ; c’est l’escalier des prophètes qui a été construit entre
1672 et 1676. Le vestibule, qui précède l’escalier, illustre le passage de l’Ancien Testament
-avec les quatre statues de prophètes Daniel, Isaïe, Jérémie et Ezéchiel- au Nouveau Testament, figuré par une vierge à l’enfant ; l’ensemble est sculpté par Laurent Magnier, sculpteur du roi. Cet escalier symbolise une avancée de la christianisation, il est organisé pour que tous les regards convergent sur la Vierge Marie. Cet escalier représente également une montée vers la lumière, vers le savoir puisqu’il mène à la bibliothèque. Les grilles qui entourent ce lieu, comme toutes les grilles qui ont été installées dans l’abbaye, avaient pour rôle, de séparer le clergé régulier des laïcs et de protéger la vie monastique.
Le Cabinet des Curiosités
Le cabinet des curiosités est créé dès 1660 par le chanoine Claude de Molinet, bibliothécaire de l’abbaye. Grâce à son tempérament de collectionneur, ce bibliothécaire n’a pas de peine à convaincre le père Abbé de l’époque de la nécessité de créer un cabinet des curiosités pour le prestige de l’abbaye. Ce cabinet est installé dans le prolongement, à l’est, de la première galerie de la bibliothèque en 1675 ; il est large de 8 mètres et profond de 6 mètres, il se remplit très vite. Les objets : livres curieux, médailles, antiquités, pièces rares et 22 petits portraits des rois de France de Louis XI à Louis XIV proviennent de dons et legs.
Claude de Molinet meurt le 2 septembre 1687. Un catalogue de raretés contenues dans le cabinet est achevé et publié en 1692.
Des travaux sont effectués dans l’abbaye et le cabinet est laissé de côté jusqu’en 1764, date à laquelle la générosité du duc Louis III d’Orléans (1703-1752), très pieux, très proche des génovéfains, grand collectionneur et véritable érudit, redonne à ce lieu toute sa splendeur ; il fait aménager une très belle et grande pièce : »le salon des antiquités ».
Les murs de ce salon sont recouverts de boiseries en chêne sculpté, le plafond est en stuc avec des bas-reliefs qui représentent les quatre continents évoquant la richesse des collections d’objets rapportés de voyages parfois lointains. Ce « salon des antiques », vers 1753, est ouvert au public les lundi et samedi afin qu’il découvre les richesses présentés dans les armoires, protégées à l’époque, par des grilles.
La Révolution de 1789 sonne la fin du cabinet des génovéfains. Les trésors de ce lieu sont confiés à la Bibliothèque Nationale. Le petit cabinet des curiosités est aujourd’hui le centre de ressources multimédia utilisé par les élèves du lycée.
Le « salon des antiques », dont les grilles ont été remplacées par des glaces, est aujourd’hui
« La salle des médailles », une salle de cours, d’examens ou de réunions.
Collège Henri IV
Réalisé par les élèves de 3e en Technologie : B.Toledano, S.Bennani, T.Montpellier, C.Madi, E.Clerc, C.Goubert, I.Dumont, T Jarry, A.Mirault, I.Neau-Roy, G.Schmitlin, N.Kuoch. I.Sisti, D.Aleksic, A.Bayle, J.Bressand, T.Pereira, A.Perrot et Mme Maury.
Le Collège Henri IV
La porte d’entrée du collège Henri IV se situe au 7, rue Clotilde, on voit encore écrite au fronton de la porte (côté rue) l’inscription qui date du XIXe siècle « PETIT LYCEE
HENRI IV ». C’est une école primaire, « Les petits d’Henri IV » étaient des garçons qui pouvaient faire toute leur scolarité dans l’établissement. En 1930, lors qu’à cette époque il y avait des collèges de garçons et des collèges de filles, le collège Henri IV avait pour originalité d’être mixte.
Louis Philippe d’Orléans devient roi en 1830 et le lycée va porter le nom de collège royal de Henri IV. Les cinq fils du roi vont suivre leurs études dans cet établissement: c'est la première fois que des enfants royaux profitent de l'instruction publique dans une classe avec d'autres enfants. Louis Ferdinand, le fins aîné du roi aura comme camarade Alfred de Musset.
N'est-ce pas l'événement raconté ci-dessus qui va être l'origine du prestige de ce lieu?
Les parents de tous les autres enfants avaient pensé que si l'instruction au collège royal de Henri IV avait été choisi par le roi, c'est parce que c'était le meilleur établissement de Paris. L'établissement va donc accueillir des élèves des bonnes familles parisiennes. Le roi Philipe d'Orléans qui suivait de près l'éducation de ses fils va inventer un "carnet de liaison"
sur lequel chaque professeur faisait un rapport quotidien sur le travail et la conduite de ses enfants. Le roi consultait chaque soir ce cahier et y inscrivait ses remarques.
Aujourd'hui c'est un des collèges du Ve arrondissement de Paris qui accueille les enfants habitant le quartier. C'est un des rares collège de Paris à proposé le russe comme première langue.
Une classe européenne allemand permet aux élèves de cette section de recevoir un(e) jeune allemand(e) et d'être reçu(e) en Allemagne.
Les très bon élèves du collège peuvent espérer continuer leurs études au lycée qui a pour réputation d'être l'un des meilleur lycée de France; ces études peuvent être poursuivies en classes préparatoires pour les sciences, l'économie ou la littérature.
Nommée en 1969, Madame Bony nous raconte son vécu de plus de 30 ans dans l’établissement. Jeune professeur, elle fait partie d’une équipe éducative essentiellement masculine ; dans ce lycée de garçons les femmes enseignantes sont peu nombreuses. Le lycée devient mixe dans les années 1975. C’est un bâtiment très vétuste et délabré. La cantine des élèves se trouve dans le cloître, sous l’actuelle chapelle et les professeurs sont servis dans la salle des professeurs du lycée ; Les élèves étaient très différents de ceux d’aujourd’hui, ils étaient plus studieux, plus passifs; les classes étaient moins chargées et il n’y avait pas de compétition entre les collégiens. Le lycée a subi de grandes transformations (cantine, reconstruction de collège) dans les années 1990.
Le Cloître
Lorsque l’on entre dans le lycée, on pénètre dans une cour rectangulaire fermée qui présente plusieurs styles dus aux apports de chaque époque. C’est le cloître, avec ses quatre galeries qui entourent un jardin.
Coté Ouest
Les cuisines de l’abbaye ouvraient sur le cloître ; au dessus le réfectoire des moines est aujourd’hui la Chapelle du lycée. A l’étage supérieur, on trouvait les greniers. Caves et greniers permettaient de conserver la nourriture des moines.
Côté Est
Au dessus des arcades se trouvaient les dortoirs des novices et sous le cloître était aménagée une nécropole où étaient enterrés les moines de l’abbaye.
Côté Nord
Ce côté communiquait avec la basilique, détruite, et la crypte où se trouvait la châsse de Sainte Geneviève.
Depuis le XIX siècle, sont installés au Nord, les bâtiments de l’administration.
Dans le cloître, on peut admirer des vestiges mis à jour en 1996 provenant essentiellement de la Chapelle Notre-Dame-de-la-Miséricorde de style gothique et deux bustes :
Le buste de Casimir Delavigne (1793-1843), écrivain français, et celui d’Alfred de Musset (1810-1857), poète, qui ont été élèves dans ce lycée. Le buste de Henri Regnault, ancien élève devenu peintre avec les encouragements de ses professeurs et qui meurt au combat le 19 janvier 1871 à l’âge de 28 ans comme certains de ses camarades à qui cette sculpture est aussi dédiée.
Un monument aux morts de la guerre (1914-1918) rend hommage aux 436 jeunes gens élèves ou anciens élèves du lycée, morts pour la France lors de cette guerre.
Bibliographie :
-Archéologia octobre 1996
-LE LYCEE HENRI-IV PARIS CIDETIS Gérard Klopp Editeur
-L4ABBAYE ROYALE DE SAINTE-GENEVIEVE Catherine Echalier, Alan Sutton
-ANCIENNE ABBAYE DE STE-GENEVIEVE ET SES BATIMENTS, Notice Historique.
Une rapide histoire du lycée Henri IV
Le lycée Henri IV a derrière lui, une très longue histoire qui fut d’abord celle de l’Abbaye Royale de Ste Geneviève vielle de 1500 ans. Geneviève, fille de notable née entre 415 et 420 à Nanterre, décide de se consacrer au Dieu des chrétiens en 429.
Entre 451 et 476, Geneviève, à plusieurs reprises,, agît pour sauver Paris des envahisseurs. Elle meurt en 502 à 80 ans. Depuis, Geneviève est devenue la protectrice de Paris. Dans la brume de cette légende, on attribue à Clovis, roi mérovingien des Francs, vers 506, la fondation d’un abbaye sur le site du lycée , pour honorer Ste Geneviève. L’abbaye est achevée en 520 par Clotilde après la mort prématurée d Clovis, son royal époux, décédé en 512.
Les moines qui servent Geneviève dans l’abbaye s’y installent et sont appelés les Génovéfains. Beaucoup plus tard, sous Louis XIII après trois siècles de difficultés, le cardinal De La Rochefoucault gouverne l’abbaye au début du XVIIe siècle. Ce cardinal embellit considérablement l’abbaye et la dote d’une magnifique bibliothèque. Ces travaux d’embellissement continuent sous le règne de Louis XIV. En 1781, les moines Génovéfains ouvrent la bibliothèque au public. A partir de 1793 les sciences pénètrent dans l’abbaye.
Le chanoine Pingré effectue des travaux sur l’astronomie, devient membre de l’Académie des sciences et participe à des voyages maritimes et d’observation ; d’autres chanoines sont attirés par ces sciences qui ouvrent d’autres horizons, ils s’intéressent aux mathématiques et à la physique, ils accueillent des savants français et étrangers, ils organiseront le retour des cendres de Descartes (1596-1650), philosophe, mathématicien et physicien français mort en Suède. Les supérieurs de l’abbaye, très inquiets, voient dans ce mouvement la remise en cause des principes religieux (La cour qui mène à l’actuelle cantine s’appelle cour Descartes).
Un immense jardin est aménagé au sud de l’abbaye avec, entre-autres , un potager et un jardin de plantes médicinales. Aujourd’hui, un jardin longe le collège et la cour des sports ; c’est le jardin du Proviseur.
Avec la Révolution de 1789, les bâtiments sont déclarés propriété nationale. La Convention Nationale en 1793 vend les richesses de l’abbaye puis l’église ouverte est pillée. L’église, en ruines, devient d’abord un hangar à moulage, elle et démolie en 1807, à son emplacement, est percée la rue Clovis. Il ne reste de cette église que la Tour Clovis moins haute aujourd’hui que celle d’origine. Le bâtiment des sciences a été construit au début du XXe siècle, ce bâtiment réunit tous les enseignements scientifiques des élèves de l’établissement : la physique, la chimie et les sciences naturelles ; ce bâtiment donne sur une cour dans laquelle se dresse un cosmographe datant du Second Empire et un cadran solaire installé par le chanoine Pingré.
Les gymnases ont été construits au XXe siècle et sont utilisés par tous les élèves de l’établissement.
En juin 1978, le lycée est reconnu Monument Historique.
La culture et l’enseignement du lycée Henri IV rayonnent depuis le XVIIe siècle grâce, au début, à sa bibliothèque, son cabinet d’instruments de sciences physiques, son cabinet d’histoire naturelle et son ouverture sur le monde.
La Tour Clovis
La Tour Clovis de 45m de haut est un des rares vestiges de l’ancienne église Ste Geneviève. Elle est construite entre 1080 et 1085 style roman sur les premiers et deuxièmes niveaux.
Le 6 juin 1483 lors d’un orage, la flèche de la tour attire la foudre qui fait fondre la toiture en plomb, la charpente s’embrase, les cloche fondent et le feu gagne les bâtiments des moines.
Grâce à des dons, dès 1486 la Tour sera restaurée en style gothique avec une très haute flèche qui domine la ville, affichant ainsi la puissance de l’abbaye. La foudre de nouveau endommage la flèche le 3 février 1764 qui ne sera jamais remplacée. Lors de la démolition de la basilique Ste Geneviève et la percée de la rue Clovis, la Tour est épargnée.
Les physiciens Duloug (17785-1838) et Arago (1786-1853) vont utiliser la Tour en 1824, ils y effectueront des mesures de la pression exercée par la vapeur d’eau à des températures élevées.
Aujourd’hui, sur la Tour Clovis est installé un paratonnerre, inventé par Benjamin Franklin (1707-1790), qui la protège de la foudre.
Les bibliothèques
Au départ, une petite bibliothèque est créée en 1675 au dessus de la grande chapelle Notre-Dame-de-la-Miséricorde. Vu le très grand nombre d’ouvrages issus des dons et des legs, la bibliothèque est agrandie en 1689 ; elle contient alors 600 volumes dont 200 manuscrits.
Cette bibliothèque est ouverte au public qui entre par l’actuelle rue Clotilde, emprunte, à partir de 1724, l’escalier des « Grands Hommes » et pénètre dans la bibliothèque par une porte monumentale.
A la fin du XVIIIe siècle d’autres dons, des achats et des legs de livres obligent les moines à agrandir la bibliothèque : quatre galeries sont aménagées en forme de croix ainsi qu’une rotonde éclairée en son centre par une coupole.
Cette magnifique bibliothèque, contenant alors 40000 volumes et un très grand nombre de manuscrits attire des érudits de toute l’Europe.
La coupole haute de 11m , est décorée par une peinture à l’huile de Jean Restout en 1730 ; cette peinture représente le triomphe de Saint Augustin, un des « pères de l’église » et le guide spirituel des moines.
Les quatre piliers de la rotonde sont décorés d’angelots, d’une riche végétation et de palmiers symboles de longévité dans la représentation chrétienne. La rotonde est de style baroque. La bibliothèque a été restaurée, l’agencement du carrelage, très épais,,a été reconstitué grâce à des fragments retrouvés près des fenêtres.
Aujourdhui les quatre galeries de la bibliothèque ont des fonctions diférentes ; deux galeries servent e salles d’examens, une galerie abrite la bibliothèque des lycéens et la quatrième galerie, la bibliothèque des classes préparatoires et le centre de ressources multimédia des lycéens.
Les noms qui ont été donnés à ce lycée
Les noms des personnes, devenues célèbres, qui ont fréquenté ce lycée
Après la Révolution de 1789 cette abbaye devient un lieu d’enseignement qui prendra des noms différents selon les régimes politiques de la France.
En 1796 est inaugurée l’Ecole Centrale du Panthéon . En septembre 1804 le lycée prend le nom de lycée Napoléon. D’avril 1814 à mars 1815 pour la première fois (Première Restauration) il sera appelé Lycée de Henri IV puis il reprendra de mars à juin 1815 (les Cents Jours) le nom de lycée Napoléon. LE NOM Henri IV réapparaît d juillet 1815 à février 1848 avec Lycée puis Collège royal de Henri IV (Deuxième Restauration). Durant un an de 1848 à 1849 il sera nommé Lycée Corneille, mais de 1849 à 1870 il sera à nouveau appelé Lycée Napoléon. C’est depuis 1873 que cette valse des noms s’arrête et que ce lieu se nomme Lycée Henri IV et collège Henri IV.
Et pourquoi est-ce le nom d’Henri IV qui a été choisi ?
(La réponse à cette question est quelque part cachée sur ce dépliant).
Depuis sa création les noms d’illustres personnalités ayant étudié ou enseigné laissent dans leur sillage les traces de l’excellence.
Nous commencerons par les élèves en ordre chronologique :
-Prosper Mérimée (1803-1870), écrivain, est scolarisé de 1811 à 1819
-Ferdinand vicomte de Lesseps (1805—1894), diplomate, sera scolarisé au collège royal de Henri IV à partir de 1816 ; son buste se trouve dans la cour des externes, ancienne cour des abbés.
-Alfred de Musset (1810-1857), poète, entre à 9 ans au Petit Lycée.
-Puvis de Chavannes(1824-1898), peintre, la première cour du collège porte son nom
-Jean-Paul Sartre (1905-1980), philosophe et
Paul Nizan (1905-1940), écrivain et philosophe, étaient amis au collège
-Simone Veil née en 1909, deviendra l’amie du professeur de philosophie Alain en 1929
-Julien Gracq né en 1910 suivra des études au lycée de 1928 à 1930
-Jorge Semprun né en 1923 entre au lycée en 1937
-Jean Plantureux dit Plantu né en 1951, fait toute sa scolarité au lycée.
Nous contiuerons par les élèves en ordre alphabétique :
Victor Baltard (1805-1874), Marcelin Berthelot (1827-1907), Léon Blum (1872-1950),
Edouard Branly (1844-1940), Patrick Bruel né en 1960, Robert Casadesus (1899-1972),
Georges Duhamel (1884-1966), Gilles Delleuze (1925-1995), Louis Delluc (1890-1924),
Léon-Paul Fargue (1876-1947), Michel Foucault (1926-1984), Jerôme Garcin né en 1957,
André Gide (1869-1951), Etienne Geoffroy St.-Hilaire (1772-1844),
Le Baron Georges Haussmann (1809-1891), Alfred Jarry (1873-1907),
Emmanuel Leroy-Ladurie né en 1929, Guy de Maupassant (1850-1893) ,
Patrick Modiano né en 1945, Jean comte d’Ormesson né en 1925,
Mazarine Pingeot née en 1974, Jean Richepin (1849-1926)…………
Et nous en oublions beaucoup ; qu’on veuille bien nous excuser.
Le lycée Henri IV eu des professeurs célèbres :
Emile Chartier (1868-1951), connu sous le pseudonyme d’Alain qui a enseigné
La philosophie au lycée de 1918 à 1948,
Victor Duruy (1811-1894) a été professeur d’histoire,
Henri Bergson (1859-1941) a enseigné la philosophie au lycée de 1892 à 1895,
Georges Pompidou (1911-1974) a enseigné les lettres de 1939 à 1944.
C’est sous Louis XVIII, en 1814 sous la Première Restauration, que pour la prmière fois, le lycée est appelé Lycée de Henri IV.
Les gouvernements en place et l’opposition ont cherché à donner un nouveau nom à ce lycée.
Un nom qui mettrait tout le monde d’accord :
-Louis XVI n’était pas conseillé, Révolution de 1789 oblige,
-Louis XV était trop élégant,
-Louis XIV était déjà pris par le lycée Louis le Grand,
-Louis XIII était un peu triste, et,
c’est Henri IV, le plus populaire des rois de France, qui met tout le monde d’accord.
Même si Henri IV a dû faire face à de nombreuses difficultés avant et pendant son règne, la mémoire collective a retenu de ce roi son absence de rancune, sa tolérance et son humour.
Il est appelé « le bon roi Henri IV ». Henri IV donne aux protestants la possibilité d’exercer leur culte et ramène la paix en France.
Le vestibule et l’escalier des prophètes
C’est sous Louis XIV qu’un architecte génovéfain, le père Paul-Claude de Creil (1633-1708),
Est à l’origine des modifications de la plupart des bâtiments d’origine et de l’état actuel du Lycée Henri IV.
Le père Paul-Claude de Creil est l’auteur des plans d’un somptueux escalier de pierre avec des voûtes portées par d’épaisses colonnes ; c’est l’escalier des prophètes qui a été construit entre
1672 et 1676. Le vestibule, qui précède l’escalier, illustre le passage de l’Ancien Testament
-avec les quatre statues de prophètes Daniel, Isaïe, Jérémie et Ezéchiel- au Nouveau Testament, figuré par une vierge à l’enfant ; l’ensemble est sculpté par Laurent Magnier, sculpteur du roi. Cet escalier symbolise une avancée de la christianisation, il est organisé pour que tous les regards convergent sur la Vierge Marie. Cet escalier représente également une montée vers la lumière, vers le savoir puisqu’il mène à la bibliothèque. Les grilles qui entourent ce lieu, comme toutes les grilles qui ont été installées dans l’abbaye, avaient pour rôle, de séparer le clergé régulier des laïcs et de protéger la vie monastique.
Le Cabinet des Curiosités
Le cabinet des curiosités est créé dès 1660 par le chanoine Claude de Molinet, bibliothécaire de l’abbaye. Grâce à son tempérament de collectionneur, ce bibliothécaire n’a pas de peine à convaincre le père Abbé de l’époque de la nécessité de créer un cabinet des curiosités pour le prestige de l’abbaye. Ce cabinet est installé dans le prolongement, à l’est, de la première galerie de la bibliothèque en 1675 ; il est large de 8 mètres et profond de 6 mètres, il se remplit très vite. Les objets : livres curieux, médailles, antiquités, pièces rares et 22 petits portraits des rois de France de Louis XI à Louis XIV proviennent de dons et legs.
Claude de Molinet meurt le 2 septembre 1687. Un catalogue de raretés contenues dans le cabinet est achevé et publié en 1692.
Des travaux sont effectués dans l’abbaye et le cabinet est laissé de côté jusqu’en 1764, date à laquelle la générosité du duc Louis III d’Orléans (1703-1752), très pieux, très proche des génovéfains, grand collectionneur et véritable érudit, redonne à ce lieu toute sa splendeur ; il fait aménager une très belle et grande pièce : »le salon des antiquités ».
Les murs de ce salon sont recouverts de boiseries en chêne sculpté, le plafond est en stuc avec des bas-reliefs qui représentent les quatre continents évoquant la richesse des collections d’objets rapportés de voyages parfois lointains. Ce « salon des antiques », vers 1753, est ouvert au public les lundi et samedi afin qu’il découvre les richesses présentés dans les armoires, protégées à l’époque, par des grilles.
La Révolution de 1789 sonne la fin du cabinet des génovéfains. Les trésors de ce lieu sont confiés à la Bibliothèque Nationale. Le petit cabinet des curiosités est aujourd’hui le centre de ressources multimédia utilisé par les élèves du lycée.
Le « salon des antiques », dont les grilles ont été remplacées par des glaces, est aujourd’hui
« La salle des médailles », une salle de cours, d’examens ou de réunions.
http://lyc-henri4.scola.ac-paris.fr/docu/cdiCollege.html
Lycée Henri-IV à Paris - Documentation et Bibliothèques - CDI du collège
http://lyc-henri4.scola.ac-paris.fr/index.html
Lycée Henri-IV à Paris. Collège, lycée, classes préparatoires (prépa).
COLLEGE HENRI IV
CENTRE DE DOCUMENTATION ET D’INFORMATION (C.D.I.)
Responsables du service :
Mme Négrier et Mme Palamidis
Règlement
Comme dans toutes les bibliothèques le silence est de rigueur. Pas de bavardages tout haut. Laisser son sac à l’entrée. Prendre seulement de quoi écrire. Pas de nourriture, boisson, chewing-gum ou bonbons et d’une manière générale, tout ce qui peut gêner la concentration des autres élèves ou abîmer les livres ou les ordinateurs. Pas de MP3, portables, consoles de jeux sous peine de confiscation. Laisser votre place propre, les livres rangés selon l’ordre de la signalétique (demander aux responsables si vous ne savez pas), et la chaise remise en place lorsque vous quittez le CDI. Tout manquement au règlement sera sanctionné par une exclusion du CDI pour une durée à définir par les documentalistes, avec une punition ou une observation.
Les horaires d’ouverture :
Lundi, mardi, jeudi, vendredi: 8h30 à 17h00 sans interruption
Samedi : 9h30 à 12h30
Mercredi : Fermé
Que vient-on faire au CDI ?
1) Choisir un livre de bibliothèque et l'emprunter pour une durée de trois semaines, avec possibilité de renouvellement. Une semaine pour les documentaires, revues, journaux, deux jours pour les BD et un jour pour les manuels scolaires. Il faut respecter les délais afin d’éviter les convocations et les lettres de rappel. Tout livre prêté par le CDI, non rendu ou détérioré, doit être remplacé par la famille.
2) Faire une recherche documentaire en consultant les encyclopédies, dictionnaires, revues et autres documents sur papier ou par autorisation des documentalistes sur les trois postes informatique disponibles. Utiliser le traitement de texte ou BCDI web (logiciel documentaire du CDI). Pour utiliser les ordinateurs, il est obligatoire de demander l'autorisation, d'avoir votre mot de passe. Il faut également demander l’autorisation avant d’imprimer. Pas des jeux (zebest, prizee, etc…), msn, youtube, facebook, vidéos, blogs, etc., seulement recherches culturelles en rapport avec les cours. Les utilisateurs d’internet sont tenus de respecter les principes définis par la charte qu’ils ont signée.
Quand vient-on au CDI:
Le centre de documentation n'est pas une permanence. Les entrées et sorties doivent être réglées.
1) Au moment des permanences, les élèves s'inscrivent auprès des surveillants (15 élèves maximum), si le planning le permet, le CDI pouvant recevoir une classe et son professeur.
2) Aux horaires de la demi-pension, dans la mesure des places disponibles. Un roulement peut être établi pour éviter les entrées et sorties fréquentes. Il convient de rester au moins 30 minutes.
CENTRE DE DOCUMENTATION ET D’INFORMATION (C.D.I.)
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2) Faire une recherche documentaire en consultant les encyclopédies, dictionnaires, revues et autres documents sur papier ou par autorisation des documentalistes sur les trois postes informatique disponibles. Utiliser le traitement de texte ou BCDI web (logiciel documentaire du CDI). Pour utiliser les ordinateurs, il est obligatoire de demander l'autorisation, d'avoir votre mot de passe. Il faut également demander l’autorisation avant d’imprimer. Pas des jeux (zebest, prizee, etc…), msn, youtube, facebook, vidéos, blogs, etc., seulement recherches culturelles en rapport avec les cours. Les utilisateurs d’internet sont tenus de respecter les principes définis par la charte qu’ils ont signée.
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