"Depuis plus de dix ans, Yann Arthus-Bertrand, a survolé la planète afin de dresser un portrait de celle-ci, au travers de ses photographies aériennes. Ces années de voyages et de survols de la planète lui ont apporté une vision globale du monde et de ses frontières. Cependant, très vite, Yann Arthus-Bertrand a senti que quelque chose manquait à ce témoignage universel : la parole de l’Homme. Recueillir l’expérience et la philosophie de vie des habitants du monde à travers des interviews filmées fût donc l’étape suivante."
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L’IDH, un indicateur cherchant à intégrer trois dimensions du « développement »
Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a mis au point en 1990 un indicateur composite : l’Indice de Développement Humain (IDH). Il permet un classement des pays en fonction de trois grands paramètres évalués à parts égales : l’économique à travers le PIB/habitant (en parité de pouvoir d’achat), la santé via l’espérance de vie, l’éducation avec le taux d’alphabétisation des adultes et le taux de scolarisation des jeunes.
La formule de base pour chacun des trois indicateurs dont on fait ensuite la moyenne est relativement simple :
(valeur de la variable pour le pays – seuil minimal mondial) / (seuil maximal mondial – seuil minimal mondial)
À titre d’exemple, pour l’espérance de vie, le seuil minimal est conventionnellement fixé à 25 ans, et le seuil maximal à 85 ans. Un pays dont l’espérance de vie serait de 75 ans aurait donc un indice de (75 – 25)/(85 – 25), soit 0,83 pour cette dimension.
Les pays aux meilleures performances ont un IDH voisin de 1, tandis que les autres sont plus proches de 0. Dans les faits, les valeurs de l’IDH s’échelonnent entre 0,97 pour les meilleurs et 0,31 pour les plus faibles. Le PNUD a déterminé trois niveaux de « développement » : faible (moins de 0,5), moyen (de 0,5 à 0,8), élevé (de 0,8 à 1).
Le classement diffère sensiblement de celui qui se fonde sur le PIB/habitant. Sur 177 pays étudiés par le PNUD dans son rapport de 2006, les États-Unis n’obtiennent que la 8e place après plusieurs pays européens comme la Norvège (1er) et l’Irlande (4e), ou le Japon (7e). Des pays du Sud ou du Sud-Est comme Hong Kong (22e) ou Singapour (25e) ou des pays producteurs de pétrole comme les Émirats Arabes Unis (49e) restent à des niveaux honorables, mais n’occupent pas les places de tête.
L’ordre de classement de l’IDH conduit aussi à penser que les gens pourraient mieux vivre dans des pays dont le PIB/habitant oscille autour de 9 000 $ comme l’Uruguay (43e) ou le Costa Rica (48e), que dans des pays pétroliers dont le PIB/habitant dépasse 24 000 $. La situation de l’Afrique y est décrite comme globalement précaire. Sur les 31 pays ayant un IDH très faible, seuls deux ne sont pas de ce continent : le Yémen et Haïti.
Si l’IDH corrige certains biais du PIB, il fait aussi l’objet de critiques. Tout d’abord, l’économique reste prépondérant. En effet, le PIB/habitant est l’un des trois critères, mais il est aussi sous-jacent dans l’espérance de vie et dans le niveau d’éducation. Ensuite, le seuil fixé par le PNUD d’un niveau « faible » de développement est relativement bas. Des pays comme le Soudan ou le Bangladesh sont classés en niveau « moyen ». Enfin il ne tient pas compte des dégradations environnementales et ne remet pas en question les aspects non durables des sociétés industrialisées.
Source des données
Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)
Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a mis au point en 1990 un indicateur composite : l’Indice de Développement Humain (IDH). Il permet un classement des pays en fonction de trois grands paramètres évalués à parts égales : l’économique à travers le PIB/habitant (en parité de pouvoir d’achat), la santé via l’espérance de vie, l’éducation avec le taux d’alphabétisation des adultes et le taux de scolarisation des jeunes.
La formule de base pour chacun des trois indicateurs dont on fait ensuite la moyenne est relativement simple :
(valeur de la variable pour le pays – seuil minimal mondial) / (seuil maximal mondial – seuil minimal mondial)
À titre d’exemple, pour l’espérance de vie, le seuil minimal est conventionnellement fixé à 25 ans, et le seuil maximal à 85 ans. Un pays dont l’espérance de vie serait de 75 ans aurait donc un indice de (75 – 25)/(85 – 25), soit 0,83 pour cette dimension.
Les pays aux meilleures performances ont un IDH voisin de 1, tandis que les autres sont plus proches de 0. Dans les faits, les valeurs de l’IDH s’échelonnent entre 0,97 pour les meilleurs et 0,31 pour les plus faibles. Le PNUD a déterminé trois niveaux de « développement » : faible (moins de 0,5), moyen (de 0,5 à 0,8), élevé (de 0,8 à 1).
Le classement diffère sensiblement de celui qui se fonde sur le PIB/habitant. Sur 177 pays étudiés par le PNUD dans son rapport de 2006, les États-Unis n’obtiennent que la 8e place après plusieurs pays européens comme la Norvège (1er) et l’Irlande (4e), ou le Japon (7e). Des pays du Sud ou du Sud-Est comme Hong Kong (22e) ou Singapour (25e) ou des pays producteurs de pétrole comme les Émirats Arabes Unis (49e) restent à des niveaux honorables, mais n’occupent pas les places de tête.
L’ordre de classement de l’IDH conduit aussi à penser que les gens pourraient mieux vivre dans des pays dont le PIB/habitant oscille autour de 9 000 $ comme l’Uruguay (43e) ou le Costa Rica (48e), que dans des pays pétroliers dont le PIB/habitant dépasse 24 000 $. La situation de l’Afrique y est décrite comme globalement précaire. Sur les 31 pays ayant un IDH très faible, seuls deux ne sont pas de ce continent : le Yémen et Haïti.
Si l’IDH corrige certains biais du PIB, il fait aussi l’objet de critiques. Tout d’abord, l’économique reste prépondérant. En effet, le PIB/habitant est l’un des trois critères, mais il est aussi sous-jacent dans l’espérance de vie et dans le niveau d’éducation. Ensuite, le seuil fixé par le PNUD d’un niveau « faible » de développement est relativement bas. Des pays comme le Soudan ou le Bangladesh sont classés en niveau « moyen ». Enfin il ne tient pas compte des dégradations environnementales et ne remet pas en question les aspects non durables des sociétés industrialisées.
Source des données
Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)
http://www.6milliardsdautres.org
6 milliards d'Autres, 6 billion Others, 6 miliardi di Altri A Yann Arthus-Bertrand project

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