« Le monde où je vis me répugne, mais je me sens solidaire des hommes qui y souffrent »
Albert Camus

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Je suis du peuple, je n'ai jamais été que de là, je ne veux être que cela; je méprise quiconque a la prétention d'être quelque chose de plus. 
Maximilien de Robespierre

"J’expose, je propose, je n’impose pas".

"Il vécut, il se donna, il mourut inassouvi".

E. Armand (1872-1962)

Desiderata poem, ou l'Inscription de Baltimore

Voici un texte qui aurait été trouvé dans une église à Baltimore en 1692 et présenté comme étant d’un auteur inconnu ; des propos de sagesse qui ont fait le tour du monde.

Va tranquillement parmi le vacarme et la hâte et souviens-toi de la paix qui peut exister dans le silence.
Sans aliénation, vis, autant que possible en bons termes avec toutes les personnes. Dis doucement et clairement ta vérité. Ecoute les autres, même les simples d'esprit et les ignorants, ils ont eux aussi leur histoire.
Evite les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l'esprit.
Si tu te compares à autrui, tu deviendras vaniteux ou amer : il y a toujours plus grands et plus petits que toi.
Jouis de tes projets aussi bien que de tes accomplissements. Intéresse-toi à ta carrière, si humble soit-elle, elle est une possession stable au coeur des fortunes changeantes de notre temps. Sois prudent dans la conduite de tes affaires, car le monde est plein de tricherie. Mais ne sois pas non plus aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe: beaucoup de personnes se vouent à des idéaux élevés et, de partout, la vie regorge d'héroïsme.
Sois toi-même. Surtout, n'affecte pas l'amitié. Ne sois pas non plus cynique en amour car, il est, en face de tout désenchantement, aussi éternel que l'herbe. Prends avec bonté le conseil des années en renonçant avec grâce à ta jeunesse. Fortifie une puissance d'esprit pour te protéger en cas de malheur soudain. Mais ne te chagrine pas avec tes chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude.
Au delà d'une discipline saine, sois doux avec toi-même. Tu es un enfant de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles. Tu as le droit d'être ici. Et, qu'il te sois clair ou non, l'univers se déploie sans doute comme il le devait.
Sois en paix avec Dieu, quelle que soit la conception que tu te fasses de lui et quels que soient tes travaux et tes rêves, garde dans le désarroi bruyant de la vie, la paix de ton âme.
Avec toutes ses perfidies et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau. Sois en conscient. Tache d'être heureux.

" Je n'ai pas d'idéal social. Je crois que toute société est par essence despotique, jalouse non seulement de toute supériorité, mais simplement de toute indépendance et originalité. J'affirme cela de toute société quelle qu'elle soit, démocratique ou théocratique, de la société à venir comme de celle du passé et du présent. - Mais je ne suis pas plus fanatique de l'individu. Je ne vois pas dans l'individu le porteur d'un nouvel idéal, celui qui incarne toute vertu. Je détruis toute idole et n'ai pas de dieu à mettre sur l'autel." G. PALANTE.

"Il n'est pas de sauveurs suprêmes,
Ni Dieu, ni César, ni Tribun,
Producteurs sauvons-nous nous-mêmes,
Décrétons le salut commun."
Couplet extrait de l'Internationale.



Si l'amour du prochain et la haine des guerres Si l'aide aux déshérités,à tous ceux qu'écrase une société égoiste; Si la défense de l'individu contre la veulerie des foules et des arrivistes; Si la sympathie pour le faible,pour celui qui souffre et s'évade des troupeaux; Si l'espoir en des lendemains fraternels, sans bornes ni frontières; Si la main tendue à celui qui reste seul contre tous,le message amical au prisonnier; Si le respect de la parole donnée,du serment que l'on prononce sans témoins; Si le désir de s'élever au-dessus des chemins battus,des traditions,des lois qu'impose la force aveugle; Si la recherche du Beau,du Vrai et du Bien,de ce qui grandit ou libère; Si le gout du simple et du sincère,de l'effort et de la lutte; Si le courage d'exprimer ses pensées,sans crainte de représailles,malgré les rires et les offenses; Si la résistance aux puissants,à leurs larbins,à leur claque; Si le dédain du snobisme et de la mode, du conformisme et de l'assiette au beurre; Si l'indifférence devant les décorations,les emblèmes,les titres de chefs immoraux; Si le dégout de l'uniforme et des masses serviles; Si la révolte contre les méchants et les sots,les dictateurs et les laches; Si le soufflet aux obséquieux,aux rampants,aux caméléons; Si l'audace de dénoncer les onctueux et les visqueux; Si le refus d'obéir aux règles étroites d'une religion,d'une secte,d'un parti; Si l'élan du coeur vers la Raison,vers l'humanité sans coffres-forts ni drapeaux; Si tout cela est preuve d'anarchisme,j'ai choisi l'anarchisme.
Jean Souvenance

Errico Malatesta (1853-1932)
"L’anarchie [...] est l’idéal qui pourrait même ne jamais se réaliser, de même qu’on n’atteint jamais la ligne de l’horizon qui s’éloigne au fur et à mesure qu’on avance vers elle, l’anarchisme est une méthode de vie et de lutte et doit être pratiqué aujourd’hui et toujours, par les anarchistes, dans la limite des possibilités qui varient selon les temps et les circonstances."

"Il ne s'agit pas de faire l'anarchie aujourd'hui, demain, ou dans dix siècles, mais d'avancer vers l'anarchie aujourd'hui, demain, toujours."

Je suis coupable de guerre
quand j'exerce orgueilleusement mon intelligence
au détriment de mes frères humains.
Je suis coupable de guerre
quand je déforme les opinions des autres
lorsqu'elles diffèrent des miennes.

Je suis coupable de guerre
quand je ne tiens pas compte
des droits et des possessions des autres.

Je suis coupable de guerre
quand je convoite
ce qu'un autre a honnêtement acquis.

Je suis coupable de guerre
quand je cherche à maintenir la supériorité de ma position
en privant les autres de leurs opportunités d'avancement.

Je suis coupable de guerre
si je m'imagine que ma famille
et moi-même devons être privilégiés.

Je suis coupable de guerre
si je crois qu'un héritage me donne le droit
de monopoliser les ressources de la nature.

Je suis coupable de guerre
quand je crois que les autres
doivent penser et vivre comme je le fais.

Je suis coupable de guerre
quand je fais dépendre le succès dans la vie,
de la force, de la réputation et de la richesse.

Je suis coupable de guerre
quand je pense que la conscience des gens
devrait être soumise par la force plutôt que suivre la raison.

Je suis coupable de guerre
quand je crois que le Dieu que je conçois
est celui que les autres doivent admettre.

Je suis coupable de guerre
quand je pense que le pays qui a vu naître quelqu'un
doit nécessairement être le lieu où il doit passer sa vie.

Ralph Maxwell Lewis

Chansons subversives

L'Internationale

Le chant des partisans




Le chant des partisans


Terroristes aujourd'hui, résistants hier

Ainsi chantaient fièrement les résistants français de la guerre 40, dans un vibrant appel à défendre chèrement les libertés du peuple. L'armée d'occupation allemande préférait évidemment les taxer de terroristes.

Ainsi étaient aussi appelés les résistants aux armées d'occupation en Algérie ou au Vietnam pour ne citer que ces deux pays.

L'histoire hoquette.
Les partisans d'aujourd'hui, les résistants aux armées d'occupation ont, une fois encore, perdu l'auréole de la résistance. C'est avec mépris et dégoût que l'on persiste à les traiter de terroristes ou "d'activistes". Leurs diplomates sont traités de propangandistes corrompus. Les citoyens de pays démocrates qui osent dénoncer la situation sont des "racistes" ou des "communistes".

Pierre Bailleux, le 4 novembre 2004

Ami entends-tu
Le vol noir des corbeaux
Sur nos plaines.
Ami entends-tu
Les cris sourds du pays
Qu'on enchaîne.
Ohé partisans
Ouvriers et paysans
C'est l'alarme!
Ce soir l'ennemi
Connaîtra le prix du sang
Et des larmes…

Montez de la mine,
Descendez des collines,
Camarades.
Sortez de la paille
Les fusils, la mitraille,
Les grenades.
Ohé! les tueurs
À la balle et au couteau
Tuez vite!
Ohé! saboteurs
Attention à ton fardeau…
Dynamite…

C'est nous qui brisons
Les barreaux des prisons
Pour nos frères.
La haine à nos trousses
Et la faim qui nous pousse,
La misère.
Il y a des pays
Où les gens au creux des lits
Font des rêves.
Ici, nous vois-tu
Nous on marche et nous on tue
Nous on crève…

Ici, chacun sait
Ce qu'il veut, ce qu'il fait
Quand il passe
Ami, si tu tombes,
Un ami sort de l'ombre
À ta place.
Demain du sang noir
Séchera au grand soleil
Sur les routes.
Chantez compagnons,
Dans la nuit, la liberté
Nous écoute…

Ami, entends-tu
Les cris sourds du pays qu'on
Enchaîne!…
Ami, entends-tu
Le vol noir des corbeaux sur nos Plaines !…

Joseph Kessel, Maurice Druont, Londres 1943 

Droits de l'Homme

Préambule
Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.

Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.

Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.
Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.

L'Assemblée Générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.



Article premier
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.



Article 2
1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.



Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.



Article 4
Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.



Article 5
Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.



Article 6
Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.



Article 7
Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.



Article 8
Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.



Article 9
Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.



Article 10
Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.



Article 11
1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.



Article 12
Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.



Article 13
1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.



Article 14
1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.
2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.



Article 15
1. Tout individu a droit à une nationalité.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.



Article 16
1. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.
2. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.
3. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.



Article 17
1. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.



Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.



Article 19
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.



Article 20
1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.
2. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.



Article 21
1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.
2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.
3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.



Article 22
Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.



Article 23
1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.



Article 24
Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.



Article 25
1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.



Article 26
1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.
3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.



Article 27
1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.



Article 28
Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.



Article 29
1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.
3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.



Article 30
Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

Genèse d'une déclaration « universelle »


Fin des années 40, la communauté internationale panse ses plaies. Deux guerres mondiales en un demi siècle ont traumatisé les populations mondiales et leurs gouvernants. Au sein de la toute jeune Organisation des Nations Unies (ONU) s'impose l'idée d'établir un certain nombre de droits fondamentaux et universels. Pour la première fois, la communauté internationale reconnait qu’on ne peut plus tolérer les violations flagrantes des droits humains. En d'autres termes, les droits humains deviennent une question d’intérêt mondial. Reste à les définir et à les rendre « universels ».

Transcender les particularités
Les droits de l'Homme doivent donc transcender les particularités politiques, religieuses et culturelles des États. Rédigée entre janvier 1947, date de la première réunion de préparation à New-York, et le 10 décembre 1948, date de son adoption à Paris, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (DUDH) constitue l'un des premiers exemples de la capacité de l'ONU à obtenir une coopération et un consensus international.
Le texte préliminaire est préparé par un Comité de rédaction composé d'éminents juristes de différentes nationalités et présidé par Mme Eleanor Roosevelt, veuve de l'ancien président des États-Unis. Pour le Comité, il est essentiel d'élaborer un ensemble de droits et de libertés fondamentales susceptibles d'être respectés, assimilés et appliqués par tous les membres de la communauté internationale. Les allers-retours entre le Comité et les États membres ont donc été nécessaires, et le texte a été plusieurs fois remaniés avant d'être soumis à l'Assemblée Générale. Cette dernière a également examiné en détail chaque article, chaque formulation de phrase et chaque mots pour arriver au texte final. A une époque où le monde, toujours traumatisé par les guerres, se divise entre le Bloc de l’Est et celui de l’Occident, trouver un terrain d’entente fut une tâche compliquée.

Deux ans de rédaction
Les 58 États membres qui constituaient alors l’Assemblée générale de l'ONU représentent des idéologies, des systèmes politiques, des valeurs religieuses, des traditions culturelles et des stades de développement économique variés. Après deux ans de travail, le 10 décembre 1948, ils adoptent néanmoins la Déclaration universelle des droits de l’homme, au Palais de Chaillot, à Paris.
Développant l'objectif de la Charte des Nations Unies, à savoir favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande, la Déclaration est composée de 30 articles, qui consacrent 30 droits fondamentaux. Elle attache autant d'importance aux droits économiques, sociaux et culturels, qu'aux droits civils et aux libertés politiques.

Article 3 et peine de mort
Le préambule qui accompagne les 30 articles, insiste sur le caractère "universel" de la déclaration. C'est à René Cassin que l'on doit cette qualification, plutôt que l'emploi du mot "international". Le juriste et diplomate français voulait souligner que les droits ne concernaient pas des citoyens, mais des individus au delà de toute appartenance à un État-Nation.
La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme est aujourd'hui le texte le plus traduit au monde. Le site Internet de l'ONU en propose ainsi 337 versions. Le texte est considéré comme étant le fondement du droit international relatif aux droits de l'Homme et a inspiré de très nombreux traités internationaux.
Son article 3 stipule que "Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne". En 2008, 104 pays ont approuvé appel de l'ONU à un moratoire mondial sur la peine de mort.
Pourtant, selon Amnesty International, 1 252 personnes ont été exécutées par l’État en 2007, dans 24 pays à travers le monde.

Antoine Deshusses

Préambule Constitution de 1946

"Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l’homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

Il proclame, en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques, économiques et sociaux ci-après :

La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme.

Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d’asile sur les territoires de la République.


Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi

. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.


Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l’action syndicale et adhérer au syndicat de son choix.

Le droit de grève s’exerce dans le cadre des lois qui le règlementent.


Tout travailleur participe, par l’intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu’à la gestion des entreprises.


Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité.

La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.

Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs.

Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence.

« De ces principes et de ces valeurs [NDLR : ceux du Conseil national de la Résistance…], nous avons aujourd’hui plus que jamais besoin. Il nous appartient de veiller tous ensemble à ce que notre société reste une société dont nous soyons fiers : pas cette société des sans-papiers, des expulsions, des soupçons à l’égard des immigrés, pas cette société où l’on remet en cause les retraites, les acquis de la Sécurité sociale, pas cette société où les médias sont entre les mains des nantis, toutes choses que nous aurions refusées de cautionner si nous avions été les véritables héritiers du Conseil national de la Résistance. »
Stéphane Hessel

Extrait programme CNR

Appel à la commémoration du 60e anniversaire du Programme
du Conseil national de la Résistance du 15 mars 1944


Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la
Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de
la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et
retransmettre l'héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie
économique, sociale et culturelle.
Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et soeurs
de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n'a
pas totalement disparu et notre colère contre l'injustice est toujours intacte.
Nous appelons, en conscience, à célébrer l'actualité de la Résistance, non pas au profit de
causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour
proposer aux générations qui nous succèderont d'accomplir trois gestes humanistes et
profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne
s'éteigne jamais :
• Nous appelons d'abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités
publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble
l'anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la
clandestinité le 15 mars 1944 :
Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités économiques », droit à
la culture et à l'éducation pour tous, presse délivrée de l'argent et de la corruption, lois
sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd'hui de l'argent
pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a
considérablement augmenté depuis la Libération, période où l'Europe était ruinée ?
Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne
doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature
internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.
• Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats
héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité
aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs
conséquences, définir ensemble un nouveau « Programme de Résistance » pour notre
siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l'intolérance et de la
guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.
• Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grandsparents,
les éducateurs, les autorités publiques à une véritable insurrection pacifique
contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour
notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la
culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous
n'acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts
privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux
ordonnances sur la presse de 1944.
Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire
avec notre affection : « Créer, c'est résister. Résister, c'est créer. »
Signataires :
Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin,
Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre
Vernant, Maurice Voutey.

"Si tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens."

Proverbe Wolof

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Lucie Aubrac:"il n'y a vraiment qu'un temps pour conjuguer le verbe RESISTER : au présent."

Le prétendu débat autour des retraites est un écran de fumée. Les deux mesures phares du projet gouvernemental -le report de l’âge légal comme l’allongement de la durée de cotisation- visent tout simplement à rendre de plus en plus difficile, voire impossible, le départ à la retraite à taux plein, c’est-à-dire avec une pension complète. C’est une façon hypocrite de réduire les pensions. C’est un acte de brigandage pour dépouiller les futurs retraités que sont tous les salariés.
Arlette  Laguiller

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Retraites-2010.fr - Réussissons vraiment une réforme juste

http://www.retraites-2010.fr/

Retraites-2010.fr - Réussissons vraiment une réforme juste

Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et transmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et sœurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n’a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.
Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succèderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques, au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais.
Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés à célébrer ensemble l’anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (CNR), adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités économiques », droit à la culture et à l’éducation pour tous, presse délivrée de l’argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période à laquelle l’Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.
Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau « programme de la Résistance » pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.
Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.
Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : « Créer c’est résister. Résister c’est créer. »texte signé par celles et ceux encore en vie en 2004
8 Mars 2004

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Persiflotages


Comme un cuicui tout cru, tout nu

Comme un gros zoizeau

Comme un corbeau affamé

Comme un merle moqueur

Comme un moineau effronté

Comme un rouge gorge révolté.

Je sifflerai au dessus des stades

Ces marseillaises bouchères

Ces hymnes réactionnaires

Comme un pioupiou revigoré

Je chanterai avec l'enfant de GENTIOUX*

« Que maudite soit la guerre. »**

• Gentioux est un monument aux morts dans la CREUSE, un des seuls où est inscrit, désigné par une statue d'enfant « que maudite soit la guerre »

** « Que maudite soit la guerre » poème de Gustave NADAUD interprété en chanson par Serge UTGE ROYO, Francesca SOLLEVILLe, Gilles ELBAZ et qui sait certainement d'autres rebelles.

Marc Pommier, Novembre 2008

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Réhabilitation des fusillés

de Roberto Ferrario

Marre de la guerre, marre de voir mourir, dans le passé et dans le présent des hommes, des enfants des femmes, pour défendre le Kapital et qui crèvent sous les yeux et le silence du monde entier...

IL FAUT REHABILITER TOUS LES FUSILLES

Parce qu’ils refusaient de se battre pour rien,
Parce qu’ils refusaient de mourir pour les profiteurs de guerre,
Parce qu’ils voulaient mettre fin à la boucherie
Parce qu’ils refusaient de massacrer les travailleurs sous un autre uniforme,
Parce qu’ils fraternisaient au-delà des tranchées,
Parce qu’ils voulaient la paix, le pain et la liberté,
2 500 soldats français sont passés par les cours martiales qui les ont tous condamnés et 650 ont été fusillés pour l’exemple !
Fusillés pour avoir refusé la barbarie et la guerre impérialiste.
A Craonne, sur le plateau, pendant l’offensive Nivelle, il y a eu 900 morts en moyenne par jour. 100 000 corps n’ont jamais été retrouvés.
Le prix du sang : 150 000 morts en 48 heures en avril 1917.
Morts pour qui ?
Morts pour quoi ?
Morts... pour rien !
Ils étaient nos grands-pères, ils étaient nos pères.
Ils étaient tout, et ils ne furent plus rien.
Maudite soit la guerre,
Maudites soient toutes les guerres !

Marseillaise

      Il existe des paroles barbares et racistes.

Michel BONY est à l’initiative de la lettre qui suit
Lettre ouverte à M. Jacques Chirac, président de la République française



Paris, le 21 juin 1999.
Monsieur le Président,

Au cours de récents et fraternels entretiens, nous avons constaté combien se rencontrent nos pensées sur un point regrettable, pour ne pas dire scandaleux : qu'un pays qui se prétend pacifique maintienne dans son hymne national un refrain admettant qu'il existe sur terre un « sang impur », dont il importe d'« abreuver » au plus vite « nos sillons ».

L'affirmation qu'il existerait un sang impur, exprimée dans la Marseillaise, n'est-elle pas un délit d'incitation au racisme tel que le condamnent nos lois récentes ? Il nous semble qu'enseigner pareille notion à des enfants se révèle contraire aux idéaux que la France, pays des droits de l'homme, souhaite transmettre au monde. Le peuple français acceptera-t-il encore de voir, à l'inauguration de jeux olympiques d'hiver, un président de la République conduire par la main une innocente fillette, déclamant le célèbre texte inculqué dés l'école, faisant allusion au sang impur ?

Ne serait-il pas souhaitable d'adopter enfin un hymne fraternel, et que ce nouveau millénaire voit les prémices d'un véritable changement ? Il ne s'agit que de substituer à des mots infâmes des mots de paix et de maintenir la musique, universellement connue, sans qu'elle reste porteuse de paroles coupables. De nombreux textes pacifiques ont été proposés, les exemples ne manquent pas ! En 1841, Lamartine luimême avait déjà écrit un hymne de la Paix, dont nous vous joignons 3 strophes en annexe. Il ne serait certainement pas inutile de faire savoir à la France, si cette heureuse décision était prise sous votre autorité, que nombreux sont les pays dont l'hymne national a été modifié selon les évolutions de situation ou de pensée.

C'est avec la plus grande confiance que nous nous adressons à vous, Monsieur le Président, persuadés que cette démarche permettra enfin à l'homme de s'hominiser, un souhait salvateur que nous-mêmes et bien d'autres hommes désirons voir se réaliser.

Soyez remercié de votre attention, et veuillez recevoir nos déférentes et respectueuses salutations, en même temps que notre espoir d'être entendus.

Abbé Pierre
Fondateur du mouvement Emmaüs
Théodore Monod
Membre de l'institut
Professeur honoraire au Muséum

Texte La Rage

Ok, on a la rage mais c'est pas celle qui fait baver,
Demande à Fabe, la vie claque comme une semelle sur les pavés
La rage de voir nos buts entravés, de vivre en travers,
la rage gravée depuis bien loin en arrière
La rage d'avoir grandi trop vite quand des adultes volent ton enfance.
PARS !! Imagine un mur et abolis la rage !
Car impossible est cette paix tant voulue,
La rage de voir autant de CRS armés dans nos rues.
La rage de voir ce putain de monde s'autodétruire
Et que ce soit toujours des innocents au centre des tirs,
La rage car c'est l'homme qui a créé chaque mur,
Se barricader de béton, aurait-il peur de la nature ?
La rage car il a oublié qu'il en faisait parti,
désharmonie profonde, mais dans quel monde la Colombe est partie ?
La rage d'être autant balafré par les putains de normes,
Et puis la rage, ouais la rage d'avoir la rage depuis qu'on est môme.

(Refrain )
Parce qu'on a la rage, on restera debout quoi qu'il arrive,
La rage d'aller jusqu'au bout et là où veut bien nous mener la vie,
Parce qu'on a la rage, on pourra plus s'taire ni s'asseoir dorénavant on s'tiendra prêt parce qu'on a la rage, le coeur et la foi !
Parce qu'on a la rage, on restera debout quoi qu'il arrive,
La rage d'aller jusqu'au bout au delà où veut bien nous mener la vie,
Parce qu'on a la rage, rien ne pourra plus nous arrêter, insoumis, sage, marginal, humaniste ou révolté !

La rage parce qu'on choisit rien et qu'on subit tout le temps
Et vu que leurs chances sont bancales et bien tout équilibre fout le camp
La rage car l'irréparable s'entasse depuis un bout de temps
La rage car qu'est ce qu'on attend pour s'mettre debout et foutre le boucan La rage c'est tout ce qu'ils nous laissent, t'façon tout ce qui nous reste,
La rage, combien des notres finiront par retourner leur veste !
La rage de vivre et de vivre l'instant présent, De choisir son futur libre et sans leurs grilles d'oppressants !
La rage, car c'est la merde et que ce monde y adhère, Et parce que tout leurs champs OGM stérilisent la Terre !
La rage pour qu'un jour l'engrenage soit brisé
Et la rage car trop lisent « Vérité » sur leur écran télévisé.
La rage car ce monde ne nous correspond pas, Nous nourrissent de faux rêves pour placer leur rempart La rage car ce monde ne nous correspond pas, Où Babylone s'engraisse pendant qu'on crève en bas !!

(Refrain)

La rage d'y croire et de faire en sorte que ça bouge, La rage d'un Chirac, d'un Sharon, d'un Tony Blair ou d'un Bush !
La rage car ce monde voit rouge mais de grisaille entouré Parce qu'ils n'entendent jamais les cris lorsque le sang coule
La rage car c'est le pire que nous frôlons,
La rage car l'Occident n'a toujours pas hôté sa tenue de colons !
La rage car le mal tape sans cesse trop
Et que ne sont plus mis au goût du jour tant de grands savoirs ancestraux
La rage, trop de mensonges et de secrets gardés les luttes de nos Etats, riche de vérité, pouvoir changer l'humanité La rage car ils ne veulent pas que ça change,hein Préférant garder leur pouvoir et nous manipuler comme leurs engins.
La rage car on croit aux anges et qu'on a choisit de marcher avec eux
La rage parce que mes propos dérangent
Vois aux quatre coins du globe, la rage du peuple en ébullition
La rage, ouais la rage ou l'essence de la révolution !

(Refrain x2)

Anticapitalistes, alter-mondialistes, ou toi qui cherche la vérité sur ce monde, la résistance de demain
(...in cha allah...) à la veille d'une révolution. Mondiale et spirituelle, la rage du peuple, la rabbia del pueblo, parce qu'on a la rage, celle qui fera trembler tes normes. (...Parce qu'on a la rage...)
La rage a pris la populasse et la rage est énorme

Programme TV : Soiree