"La communauté de ceux qui n'ont pas de communauté a une perspective à long terme, un cours tranquille, une rigidité du mandat, dont vous ne pouvez briser le flux."
Lorsque l'on ne peut pas descendre plus bas, reste la possibilité d'aller plus profond...
Comprendre soi-même ce que l'on écrit, c'est déjà une priorité ; mais savoir à qui l'on écrit c'est au moins l'œuvre de toute une vie...
Lorsque l'on ne peut pas descendre plus bas, reste la possibilité d'aller plus profond...
Comprendre soi-même ce que l'on écrit, c'est déjà une priorité ; mais savoir à qui l'on écrit c'est au moins l'œuvre de toute une vie...
Je m’appelle Olivier Zablocki, je suis l'auteur, notamment, d'une collection de saynètes de science-fiction titrée Mezzo qui se trouve répartie et in progress en de multiples lieux et espaces en ligne. L’enjeu de cette écriture publique, car il y en a un, est d’explorer une forme d’interactivité particulière avec le monde réel (celui qui est déjà réalisé) en procédant par anticipation (virtualisation) à des assemblages juridiques, techniques, biologiques, sociaux, industriels et politiques à base d’éléments disponibles ici et maintenant en magasin.
La science-fiction permet ici un léger décalage avec le présent, une virtualisation douce qui n’ambitionne pas de projeter le joueur à des dizaines d’années lumière dans l’avenir mais qui l’invite simplement à entrer dans le jeu, à vérifier si tout cela est possible, si cela mérite une actualisation. .
Je m'approchai du miroir. Tout près de ce silence, ce matin seulement, encore froid au sortir de la douche, mouillé comme une fleur pâle d'un rêve de solitude parmi ces traits embrouillés je découvris en moi les caractères du héros de Faulkner : je jugeais-toujours-que je vivais une autre histoire que tout le monde. Passait-on un disque ? je l'écoutais parfois avec la lassitude du plaisir, mais j'écoutais l'autre musique. Un film me rappelait que je jouais le jeu. Et l'explication reposait naturellement sur un malentendu jusqu'au sommeil inaliénable. Les jours repassaient un film projeté sur la trame de mon esprit jusqu'au bout du rouleau ; se coulait en moi sans s'épuiser du milieu de l'aventure au bout du monde le sentiment d'être « doublé » (Stanislas Rodanski)
« Je sortirai de la guerre doucement gâteux... ou bien... ou bien ! quel film je jouerai ! - Avec des automobiles folles, savez-vous bien, des ponts qui cèdent, et des mains majuscules qui rampent sur l'écran vers quel document !... inutile et appréciable ! _ Avec des colloques si tragiques, en habit de soirée derrière le palmier qui écoute ! _ Et puis Charlie, naturellement, qui rictusse, les prunelles paisibles. Le Policeman qui est oublié dans la malle ! » (Jacques Vaché)
Ceci étant vu, il reste l'action. Savoir quoi faire, c'est utiliser l'inégalité des vie des autres en ce qui me concerne, pour tracer cette ligne fascinante du vécu qu'est, par exemple, Stan Rodanski - au sourire à peu près polonais, oui, comme celui du Sheshire cat in Wonderland, Symbole dont l'essence est d'être symbolique. Car l'aventure est le raccourci du saisissement à l'infini, selon la préfiguration surréelle qu'à jamais j'en eus - « Et c'est toujours la seule, ou c'est le seul moment » - convaincu de ce qui m'attend. Je défie quiconque d'égaler mon sort unique. (Stanislas Rodanski)
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